
[Rediffusion] Voyance : pour elles, c'est allé trop loin - L'intégrale -
Freitag, 16. Oktober 2026 · 55 min
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Shownotes
<p>"<strong>Voyance : pour elles, c'est allé trop loin</strong>" diffusé le lundi 24 août 2026 à 13h55 sur France 2.</p><p>1 Français sur 4 aurait déjà consulté un voyant ou un médium. Alice et Manuella se sont laissées séduire, elles aussi, mais leur expérience a tourné au cauchemar.</p><p>Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux:</p><p><a href="spoti.fi/3pUH5cp" rel="nofollow">Instagram :</a><a href="youtube.com/redirect?event=video_description&a…; rel="nofollow"> <u>/ cacommenceauj</u></a></p><p><a href="spoti.fi/3pUH5cp" rel="nofollow">Facebook :</a><a href="bit.ly/FbCCA" rel="nofollow"> <u>bit.ly/FbCCA</u></a></p><… href="spoti.fi/3pUH5cp" rel="nofollow">TikTok :</a><a href="youtube.com/redirect?event=video_description&a…; rel="nofollow"> <u>/ cacommenceauj</u></a></p><p>X (anciennement Twitter) :<a href="youtube.com/redirect?event=video_description&a…; rel="nofollow"><u> / cacommenceau</u></a></p>
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Bonjour à tous et bienvenue pour cette 10ème saison que nous allons passer tous ensemble, qu'on va fêter également tous ensemble, toujours en partageant des émotions tout au long de cette année. Est-ce que vous qui nous regardez à la maison, vous êtes déjà fait tirer les cartes ou prédire l'avenir par un tarologue, un astrologue ?
ou un médium. J'en connais beaucoup autour de moi. C'est pas un tabou, mais sachez justement qu'un Français sur quatre aurait déjà consulté un voyant. Le chiffre est énorme. Parmi eux, Alice et Manuela, qui sont nos invitées aujourd'hui. Elles se sont laissées prendre au jeu elles aussi. Bonjour à toutes les deux.
Bonjour. Merci infiniment pour votre confiance. Vos histoires sont extrêmement différentes. On va parler évidemment d'emprise, on va parler d'influence et également avec Sonia, tout à l'heure, on parlera de vengeance. Vous allez pouvoir voir Sonia qui est actuellement en coulisses. Il s'avère que Sonia préfère témoigner de façon anonyme puisqu'aujourd'hui, elle est toujours menacée.
On la recevra tout à l'heure. Je vous présente ceux qui vont nous accompagner aujourd'hui. D'abord Natacha Espié. Bonjour Natacha. Bonjour Fausti. Et à côté, celui que j'accueille, que je ne connais pas, mais je suis ravie de faire sa connaissance, c'est Martin Unterzinger. Bonjour. Vous êtes journaliste au Monde, Martin, et vous avez justement fait une grande enquête.
Vous pouvez me dire quel était le sens de cette enquête qu'on aperçoit sur les images ? C'était une enquête sur une société qui fait de l'escroquerie à la voyance en faisant croire aux gens qu'ils parlent à des voyants alors qu'ils parlent Dans le vide le plus souvent ou dans le meilleur des pas, à des gens qui répondent en masse à des à des messages sans aucune personnalisation, alors que tout dans les échanges avec l'entreprise avec le voyant laisse penser que c'est personnalisé.
Et c'est exactement ce que vous avez vécu, Alice. Sarah, oui, oui, très bien. Aujourd'hui, est-ce que vous continuez à appeler ces plateformes ? Alice, non, non, non, depuis qu'on s'est pas depuis ça fait un mois. Expliquez-moi, où est-ce que vous en étiez ? C'était y a combien de temps vous êtes tombée là-dedans ?
J'ai commencé quand j'avais 23 ans. Là, je suis sur 32 ans, parce que j'ai été en Chine. J'étais dans une famille d'accueil et ils avaient un bouquin qui prédisait l'avenir. Je fais plus confiance. J'ai plus tendance à faire confiance à l'astrologie asiatique, ou même à la voyance asiatique, que la voyance européenne, ou l'astrologie européenne.
Du coup, quand j'étais dans ma famille d'accueil, en étant fille au pair, Donc ils ont consulté. Enfin, ma mère d'accueil a regardé le livre, elle a vu ma date de naissance et elle m'a dit : "Vous n'aurez pas de chance en amour jusqu'à vos 30 ans, jusqu'en 2025." Donc du coup, je me suis dit. Ca m'a un peu déçue.
J'avais 23 ans et c'est vrai que j'avais pas de chance. C'est hyper angoissant de se dire qu'il me reste huit ans de galère. C'était très important pour vous, les relations amoureuses. Oui, parce que. C'est-à-dire. Des fois, c'était des hommes qui venaient vers moi et puis je tombais amoureuse, mais bon, ils partaient.
Je me sentais abandonnée et puis perdue, complètement perdue. Donc dans votre tête, quelque part, je me mets à votre place, vous êtes dit en 2025, donc vous avez avancé dans toutes ces années en vous disant en 2025, il y aura quelque chose de positif et il y aura une belle rencontre. Oui, voilà. Déjà le livre que ma mère d'accueil a consulté en Chine, il y avait une voyante que j'ai consultée en 2024, qui m'a dit : "Au printemps 2025, vous allez rencontrer quelqu'un."
Une voyante en France ? Quand vous avez appelé ? Non, au cabinet. Aussi, une connaissance qui a des dons de voyance qui m'a dit : "En 2025, il y aura une formation de couple." Donc voilà. Mais quand on était en mars 2025, je me disais : "Non, ça va, j'ai pas besoin d'hommes, "je peux vivre de façon indépendante, etc." Mais là, je fais une rencontre.
C'était une personne qui était toxique pour moi. En fait, je sentais que c'était pas quelqu'un fait pour moi, mais j'écoutais plus la voyante que moi-même. J'ai laissé entrer cette personne dans ma vie et ça a dégringolé. A quel moment vous avez appelé une plate-forme pour la première fois ? Là, c'était en 2026.
C'était cette année. J'ai une autre connaissance, une fille qui a eu le même souci que moi. Elle s'est fait larguer et donc elle a consulté une voyance en ligne. L'avantage de la voyance en ligne, c'est que c'est h 24. C'est toute la journée, toute la journée, toute la nuit. Et oui, parce qu'il y a des voyants qui sont là la nuit, ça peut durer aussi longtemps que tu le veux.
Alors concrètement, comment on choisit la plateforme ? Parce qu'on voit des pubs passer partout. Vous en aviez entendu parler ? C'est la fille qui a eu le même problème que moi qui m'a dit : "J'ai fait appel à la voyance." Comment ça se passe ? On téléphone et directement, on tombe sur quelqu'un ? Oui, on tombe sur la secrétaire qui nous oriente vers une voyante.
C'est 10 minutes gratuites. Elle dit pendant les 10 minutes, des choses très intéressantes sur ta vie, sur tes propres problèmes, etc. Vous reconnaissez ou vous discutez avec elle ? Vous pouvez lui donner des indications ? où vous ne dites rien et tout d'un coup. Vous souvenez, les dix premières minutes, qu'est-ce qui vous a semblé si intéressant pour vous accrocher ?
Elle a dit "Oh là ça se passe très mal avec les hommes, etc. Vous voulez savoir la solution, etc." Et pouf, le carillon sonne. Alors ce carillon, c'est celui-là qu'on va entendre. Oui, à peu près. C'est ça. Et alors ce carillon, il veut dire quoi ? A partir de maintenant, les dix minutes sont sont stoppés et ensuite on commence à payer.
C'est 7 euros la minute. Des fois, ça peut être 9 euros la minute. Cette personne vous dit pendant les 10 minutes : "Je vais te dire des choses hyper importantes après le carillon." "Le carillon sonne, est-ce que vous voulez savoir ce que j'allais dire ? Parce que c'est important, etc." Moi, forcément, des fois, je ne veux pas payer, je dis "Non, c'est bon, non mais ça vaut le coup."
C'est comme ça qu'ils forcent. Au téléphone, vous avez l'impression d'être face à une commerciale où il y a un peu d'humanité ? C'est quoi, ces gens ? C'est plus des commerciaux. J'ai pris des notes aussi par rapport à ce que les voyants disaient. Avec le recul, c'est des gens qui disaient, qui faisaient un feedback sur ma vie, mais qui ne donnaient pas vraiment de solution.
Des fois, c'était des voyants qui me rassuraient, mais des fois, qui m'influençaient vers le mauvais côté, qui me disaient un petit peu des mensonges. A chaque fois, vous tombez sur la même personne ? Non, on peut changer de voyant. Par exemple, si vous tombez sur Cathy et que vous voulez reparler à Cathy après, pour prendre rendez-vous le mois prochain ou la semaine prochaine, etc. Pardon, mais pour qu'on comprenne bien, Alice, Martin, ces gens, ils sont où, en fait ?
J'imagine un open space avec plein de médiums qui répondent. Enfin, "médiums" entre guillemets. C'est quoi, ces personnes ? Dans le cas de la société sur laquelle j'ai enquêté, je pense que ce n'est pas la même, mais de ce que vous avez dit, ça évoque pas mal de choses similaires. D'abord, les premiers messages que reçoivent les gens, c'est souvent des.
Moi, c'était par mail, la voyance était faite par message. Les premiers messages sont toujours très positifs. aussi évoquent des choses qui vont arriver. C'est quelque chose de très positif. Et lorsque la personne ne répond pas, au fil du temps-là, on passe à des messages qui peuvent être plus inquiétants, plus sombres, pour toujours appeler à payer, en fait, parce que le but, c'est ça.
Et pour répondre à votre question, en fait, le voyant avec lequel ou laquelle les gens pensaient correspondre existe, mais loue son image. Elle ne voit pas les messages, elle ne répond pas aux messages, elle ne consulte pas les discussions. Elle ne voit jamais les discussions. C'est simplement, elle se filme, elle fait des vidéos soi-disant personnalisées qui sont en fait envoyées à tous les gens qui interagissent avec la plateforme.
Et ensuite, ceux qui éventuellement répondent aux messages, mais c'est pas toujours le cas, ce sont des gens, exactement comme vous l'avez dit, dans des open space qui n'ont aucune forme de lien avec la voyance, c'est des commerciaux, vous avez employé le mot et c'est exactement le bon mot. C'est des commerciaux qui sont chargés de mettre en place une stratégie marketing qui consiste vraiment à accrocher les gens, à faire en sorte qu'ils répondent, qu'ils payent, qu'ils achètent.
Alors, dans le cas de la plateforme sur laquelle j'ai enquêté, c'était vous imprimez telle feuille que vous achetez 40,00€ vous la placez sous votre oreiller, vous dormez dessus et ça réglera tous vos problèmes. Un truc aussi que qui a été évoqué, c'est le c'est le prix. Les premières prestations sont peu chères.
Mais plus le temps avance, j'ai même eu les documents internes qui montrent que c'est voulu et que le but est d'amener les gens. À dépenser de plus en plus. Il y a un truc que je n'ai pas compris, mais d'abord Alice, vous avez pu dépenser jusqu'à combien d'argent, combien d'euros ? 700 avec la plateforme en ligne, mais bon, sans pas beaucoup.
Mais si on compte vraiment en tout, c'était en moyenne, quoi. Ca dépendait les consultations, le temps, des fois, ça pouvait être 150 euros par consultation téléphonique. Et des fois, pour me rassurer. Quand c'était 20 minutes, 30 euros, on montait à 30 euros. Vous n'arrêtez pas de répéter, c'est hyper intéressant comme système psychologique.
Martin, vous me dites que c'est des commerciaux, mais tout du long ou juste les 10 premières minutes pour appâter ? Tout le long. Chacun, c'est important, chacun va se faire son avis. S'il y a des gens qui ont des dons, s'il y a des personnes qui croient au medium, ça, vous regarde. Nous, on est là. pour dénoncer ces arnaques. J'ai vu les profils LinkedIn, le réseau social professionnel, des gens qui travaillaient dans la société, chargés de répondre aux gens.
C'est soit des gens qui parlent plusieurs langues. En l'occurrence, ils étaient basés en Espagne. Il y avait des gens qui parlaient japonais, des gens qui parlaient anglais, etc. Soit des gens qui ont plutôt un profil linguiste, soit des gens qui ont un profil marketing. C'est dingue. En fait, ils ont une formation. Et en effet, c'est des commerciaux et après, ils doivent certainement avoir des qualités, entre guillemets, un peu psy, enfin pas psy.
Alors attendez, je vais me faire engueuler par Natacha. Je ne dis pas psy, mais relationnelle, pour mettre la personne en confiance, pour saisir ce qu'elle va dire et on va pouvoir l'utiliser contre elle. Parce que depuis tout à l'heure, Alice, et je voudrais vous faire réagir là-dessus, elle dit : "J'ai besoin d'être rassurée en fait."
C'est ça, la corde sensible. Bien sûr. Et moi, ce qui m'inquiète beaucoup sur ces profils, c'est qu'effectivement, à l'autre bout du fil, il y a des personnes, comme vous l'avez dit, qui sont angoissées, qui sont en fragilité, et que des personnes qui ont une formation, je n'ai absolument rien contre les personnes qui ont une formation de marketing, mais il n'y a rien de rassurant. Et on peut dire des choses qui peuvent être extrêmement douloureuses et accroître l'angoisse parce qu'il n'y a pas de formation.
Et oui, pour répondre à votre question, Faustine, c'est face "L'avenir fait peur." Au fond, c'est ce que vous dites. "J'ai peur, je suis angoissée." Qui est le mal de place ? Ce qui est largement partagé. Et on a l'impression que la réponse va venir de cette plateforme qui va vous délivrer une sorte de recette pour aller bien ou aller mieux.
Mais la recette un peu universelle. Le contenu de vos échanges, c'était toujours sur des thèmes amoureux ? Oui, et des fois, professionnel, aussi familial. Est-ce que ces personnes se mouillaient, c'est-à-dire vous disaient de faire telle ou telle chose, ou est-ce qu'elles vous amenaient à vous confier ?
Est-ce que ça vous rassurait ? C'est ça que vous alliez chercher ? C'était moi qui posais des questions, parce que j'avais mes questions toutes faites, j'avais besoin de réponses. Les personnes me répondaient, mais des fois, c'était pas vrai. C'était des fois des mensonges, des Parce que. Quand je voyais ces personnes, que ce soit au travail et même dans mes échecs amoureux, je voyais en réalité que c'était pas en phase avec ce qu'ils disaient.
Vous pouviez être influencée. Vous avez un garçon dans votre vie, vous en parlez avec l'un de ces voyants, encore une fois, et il vous dit : "Il est pas pour vous, ou il faut se comporter comme ça." Derrière, ça me disait la relation. "Il a des sentiments pour vous." C'est juste qu'il ne le montre pas, etc. Et donc, forcément, je me retournais vers lui et je voyais qu'il n'avait pas de sentiments.
"Non, je n'ai pas de sentiments pour toi." Mais moi, ça me faisait espérer, cette voyance. A chaque fois dégringoler. Et voilà. Vous retrouviez vraiment à faire des choses parce qu'on vous avait dit qu'il fallait les faire derrière. Non, non. Ils m'ont pas poussée à faire des choses, mais ils m'ont. Mise sur des mauvaises pistes. Mais Alice, vous appeliez combien de fois par jour ?
Est-ce que vous appeliez la nuit aussi ? Oui, des fois, ça m'arrivait d'appeler la nuit vers 11h, minuit, parce que je me suis disputée avec personne et puis voilà, j'avais besoin de téléphoner. De parler. De parler pour être rassurée. Vous en parliez autour de vous à vos copines qui pouvaient dire ou vos copains : "Tu devrais m'appeler moi, plutôt." J'en parlais à mes parents et donc là, mes parents ont dit : "Là, ça devient une addiction.
Attention, ça devient une addiction." Surtout, il faut en parler autour de soi, surtout à des personnes de confiance, des personnes qui sont bienveillantes envers nous. Ma mère m'a mise en garde en disant : "Ca devient une addiction." Du coup, j'étais consciente que c'était une addiction, même avant qu'elle le dise.
Mais je n'arrivais pas à me stopper. Je n'arrivais pas à stopper ça. Vous aviez honte ? C'était quelque chose que vous cachiez ? Un petit peu, surtout. Les femmes qui se font avoir, on se moque beaucoup d'elles, je trouve. Donc j'en parlais pas non plus à tout le monde, mais par exemple, bon, j'ai une histoire en tête d'une femme qui s'est fait qui s'est fait arnaquer, et beaucoup d'hommes se sont moqués d'elle, et quelques femmes aussi.
Donc bon, je le disais pas à tout le monde. Vous le gardiez pour vous. Je le gardais pour moi, mais j'en parlais à mes parents. Vous tombiez à chaque fois sur la même personne. Est-ce que vous avez noué des liens avec des personnes qui assuraient comme un suivi ? Il y avait une voyante, elle assurait un suivi, mais sinon, des fois, je changeais.
Il y avait un voyant qui était très rassurant, très positif, même un peu trop, je trouvais. Et il y avait une autre voyante avec qui ça ne passait pas du tout. "Si, il a des sentiments pour vous, il va revenir." des choses comme ça, alors que c'est même pas vrai. Ils m'avaient prédit qu'en mai, j'allais faire tel ou tel projet.
Ils ne se sont pas réalisés. Est-ce qu'on vous contactait ? Je dis n'importe quoi, vous raccrochez à 3h du matin et on vous envoyer un message à 8h pour continuer la conversation ? On m'envoyait des messages. On vous sollicitait. On me sollicitait, on me disait : "J'ai de bonnes nouvelles pour toi, Alice, pour "Pour avril, "appelle-moi", etc.
Enfin, des choses pour appâter. Un message écrit ? Un message écrit, oui. Ca marchait ? Oui. Ca marchait, et donc du coup, j'ai bloqué, parce que. C'est bien. J'étais consciente de ça, et même mon amie, qui a connu cette voyance avant moi, elle recevait des messages aussi, et puis elle me montrait, "Tu devrais bloquer."
Et donc vous appeliez à chaque fois, il y avait toujours ces quelques minutes gratuites. C'était toujours le même rayon. Il y a que 10 min gratuites. C'est les 10 premières minutes qui sont à chaque fois que vous appelez. Non, non, c'est la première fois qu'on appelle, c'est 10 min gratuites. Mais après, il faut payer.
Après, il y a un système de fidélisation. On collecte des points, etc. On peut avoir 10 minutes gratuites parce qu'on a appelé. Moi, j'étais une très bonne cliente. Et donc, forcément, je bénéficiais de quelques temps gratuits. Parfois, ils peuvent pousser. Déjà, est-ce que c'est légal, pardon, de renvoyer des messages comme ça pour solliciter ?
En même temps, je dis ça, mais je reçois des pub. Voilà, j'allais dire, c'est une pratique commerciale très habituelle dans tous les secteurs. Le fait que ça parle de voyance, ça ne change rien, c'est du commerce. En revanche, ce qui est illégal, c'est la tromperie sur "la marchandise", c'est-à-dire vous payez un service pour vous adresser à quelqu'un, pour envoyer un message, pour avoir un échange personnalisé.
Dans votre cas, j'ai l'impression qu'il y avait un échange personnalisé, mais dans le cas sur lequel j'ai enquêté, il y avait tromperie là-dessus. Ca, c'est une escroquerie. J'ai posé la question à des avocats, à la répression des fraudes. Il y a eu un procès énorme aux Etats-Unis où le responsable a été condamné d'une plateforme similaire à 10 ans de prison.
Le fait de tromper les gens sur ce que vous leur vendez, en l'occurrence un échange personnalisé, c'est un délit. En plus, Alice raconte des choses ultra personnelles. On imagine toujours ces gens dans un open space, parfois des commerciaux. Ils peuvent avoir un fichier où ils disent : "Alice vient de rencontrer untel, "elle est hyper embêtée, divulguer des informations qui vont se retrouver dans la nature."
Ce qui est sûr, c'est qu'ils utilisent les informations pour nourrir la discussion et prolonger la discussion, c'est sûr. Et vous avez raison, ces informations sont stockées au sein de l'entreprise et des informations hyper intimes et hyper personnelles. Vous avez pu porter plainte aussi, vous y avez pensé ?
J'y ai pensé, pas contre cette plate-forme en ligne, mais contre une voyante qui m'a dit que vous allez rencontrer une personne faite pour vous, et en fait, elle était vraiment pas faite pour moi. Là, j'avais voulu porter plainte contre cette voyante, mais je sentais que je faisais pas le poids. Elle avait les arguments pour se protéger, et puis, bon, j'avais peur aussi des problèmes, je me sentais trop faible.
C'est intéressant ce que vous dites : "Je me sentais trop faible." Est-ce qu'aujourd'hui, c'est difficile de vivre sans cet appui-là, finalement, qui vous aidait à prendre des décisions, en tout cas même pas forcément dans le bon sens, mais qui vous donnait des clés ? Parce que vous me le disiez, j'étais fragile, influençable peut-être, besoin de soutien, et personne ne vous reprochera ça, d'avoir besoin de soutien, peu importe là où vous l'avez trouvé, et malheureusement pas au bon endroit. Est-ce qu'aujourd'hui, vous sentez plus fragilisée de ne plus avoir recours à ces plateformes ?
Non. Est-ce que c'est difficile ? Non, ça va. Des fois, j'y pense, parce que. Je suis quand même tombée sur une secrétaire qui avait quand même de l'éthique, parce que j'expliquais mon problème, même si c'était des commerciaux, "Madame, je commence à tomber dans une addiction, etc." C'était très bien parce qu'elle a très bien agi.
"Attention, la voyance, ça doit rester un jeu, "ça doit être fun, ça doit pas être une addiction." "Vous pouvez m'aider ?" "Vous pouvez contacter le service après-vente et faire un mail, vous expliquez votre situation, "Je suis tombée dans une addiction, "est-ce que c'est possible de bloquer mon contrat ?
"Est-ce que c'est possible de ne plus me contacter pendant un an ?" pendant un an, donc du coup, là, je me sens protégée parce qu'ils vont pu me contacter et je sais qu'il n'y aura plus d'échanges, mais bon, il y a eu. On est venus quand même me contacter après, quand même, parce qu'il y avait un voyant qui a voulu demander de mes nouvelles.
C'est dingue. En plus, c'est fou. Ce qui me tue, dans ce que vous me dites, c'est le service après-vente. C'est le summum. Je vais donner la parole à Natacha. Pardon, mais j'imagine que vous devez vous dire la même chose. Pourquoi pas un psychologue comme Becky ? Parce que j'en ai consulté. Personnellement, ça m'a servi à rien, parce que j'ai dépensé 60 euros pour être bien une semaine, et puis bon, après, on rencontre les mêmes problèmes, etc. Des fois, on se sent mieux en parlant à une collègue ou quelqu'un qu'on rencontre, etc., ou une amie, mais. Je ne trouve pas de résultat, je n'arrive pas à trouver du résultat auprès d'une psychologue ou d'une psychiatre.
Vous avez utilisé le mot, c'est-à-dire que le psy ne va pas vous dire quoi faire ou ce qui peut vous arriver. Donc c'est là, vous êtes en recherche de résultats. Qu'est-ce que ça vous inspire tout ça, Natacha ? Oui, c'est vrai. Je réagis à ce que vous dites. Effectivement, je comprends, une psy. Le voyant, finalement, vous offre une réponse qui n'est pas forcément adéquate.
Mais vous offre une réponse quasi instantanée, ce qui va pas être le travail du psy, qui va être un travail de plus longue haleine au fond. Et ce que vous cherchez, c'est une réponse à vos problèmes là. Mais c'est une fausse réponse. Moi, ce qui me gêne beaucoup dans ces prédictions là, puisque finalement ce sont des prédictions.
sans chercher si c'est vrai ou faux, c'est que ça fige l'avenir. Au fond, quand on vous dit : "C'est en 2025, tu vas rencontrer l'homme de ta vie", ça fixe les choses et je pense que ça peut donner lieu aussi à des attitudes d'auto-sabotage, au fond, parce que de façon inconsciente, on a l'idée que ce sera en 2020.
Si je rencontre un homme super avant, on se dira "Non c'est pas trop". C'est vrai. C'est ça. Je rencontrerai mieux Voilà, et on se met en échec. Et j'entends ce que vous dites, effectivement, ce sont des conduites qui sont assez proches de l'addiction. On voit et il faut bien comprendre que l'addiction, ce n'est pas l'addiction seulement un produit, mais un comportement.
Et ce qui m'a frappé, c'est que vous téléphonez à cette plateforme en disant "Je vais me faire interdire, comme certains vont se faire interdire de casino." pour la dépendance au jeu. Et c'est absolument fou, puisque là, on parle de quelque chose de l'ordre du psychologique. Et qu'on ait recours à des services administratifs pour ça, je pense que ça peut être plus que dommageable.
Tout à l'heure, parce qu'on parlait de toutes ces désinformations que vous avez données, Alice, et tout à l'heure, on recevra Sonia, justement, qui a été jusqu'à envoyer des photos d'elle. dans des conditions particulières et aujourd'hui, elle est menacée avec ces supports de chantage. Elle nous racontera ça.
Je voudrais qu'on écoute votre histoire, Manuela. On n'est pas dans cette histoire des plateformes. Encore une fois, je juge pas du tout Alice, parce que j'imagine, vous, à la maison, un moment de fragilité, quelque chose d'un peu attirant, parce qu'ésotérique, parce qu'un peu magique, peut attirer absolument n'importe qui.
Moi-même, j'étais voir une médium, j'avais 19 ans, parce que salon du. Je crois que c'était salon justement des médias. Salon de la voyance. Et puis quelqu'un qui attire comme ça, hyper rassurant, et qui m'avait annoncé que je me marrierais tant. Evidemment, ça n'a jamais été acté, mais je ne l'ai jamais oublié.
Bien sûr, mais quand on vous entend, vous l'appelez la nuit. Et la nuit, on sait bien que c'est là où sont les angoisses. Il y a une réponse immédiate, qui est une mauvaise réponse, mais il y a une réponse immédiate à ces angoisses. On est désolés pour vous, parce que l'angoisse la nuit, on sait combien c'est douloureux, combien c'est difficile.
Vous, Manuela, à quel âge vous avez été en contact avec ce milieu un peu mystérieux ? Moi, ma mère était catholique, donc j'étais toujours tournée vers la foi, vers la croyance qu'il y avait quelque chose au-delà de ce qui nous entoure, et avec ma mère, on était. Très proches ? Oui, on est assez proches.
On s'est tournés, vers mes 16-17 ans, vers d'autres formes de pratiques. Je venais d'avoir 18 ans et c'est là que j'ai eu ma première rencontre avec un médium. Comment, alors ? C'était où ? Du coup, ma mère m'avait proposé de me rendre à un salon de bien-être. J'avais jamais eu de. C'est la fois que je m'y rendais avec elle.
Donc curiosité, sorties en famille, un peu ludique, presque. Oui, il y avait plusieurs stands différents, dont un stand. En fait, je l'ai vu marqué sur la plaquette qu'il y avait un stand de médium. Je me suis dit que j'ai envie de tenter mon expérience, j'avais des questions. Si vous tournez autour de vous, je pense que tout le monde vous dirait : "C'est amusant, j'ai envie d'aller voir."
C'est très attractif. Même si on le prend avec légèreté, mais ce qui malheureusement n'a pas été votre cas. Et là, vous rencontrez un voyant, cet homme-là ? C'est ça. En fait, je me rends dans la place où il y avait plein de différents médiums ou voyants. Et en fait, j'essayais un peu d'évaluer lequel me plairait le plus.
Et donc celui sur lequel j'ai joué mon dévolu, c'était un homme, je crois le seul homme du salon, qui montrait sur son stand qu'il avait beaucoup d'expérience, ça faisait une vingtaine, voire plus d'années. C'était un homme d'un certain âge ? Ouais, il avait. Par rapport à vous qui aviez 17 ans, j'entends ça.
Je venais d'avoir 18 ans, mais il avait, je pense, 60, au milieu de la soixantaine. L'expérience, la sagesse, le côté paternel, presque. Oui, même un peu plus, je ne sais pas trop, mais en tout cas, il y avait une figure rassurante, qui avait l'air stable, expérimentée, dans le sens où je me disais, j'ai affaire à quelqu'un qui s'y connaît, qui fera du bon travail.
Est-ce qu'il vous emmène ? Ça se passe au salon, la première consultation. Est-ce qu'à l'arrière d'un stand, il y a une boule de cristal ? Et des pampilles sur les murs ? Ah oui, je me souviens, il avait, je ne sais plus, un petit paquet de cartes. Je me souviens qu'il avait un crâne de cristal. Oui, c'est ça, un peu d'encens. Un peu d'encens.
Oui, je comprends. Et donc je déballe ma vie, je viens parce que j'avais des questions en amour, j'étais dans une relation, je me posais beaucoup de questions. Et donc du coup. Il évalue un peu ce que je lui dis. "Je pense que vous avez besoin d'un soin avant la voyance. Si vous voulez, je vous propose qu'on aille dehors.
Il y a une petite alcôve là-bas. On pourra faire un soin tranquillement." Mais un soin de quoi ? Il m'amène là-bas. C'est un endroit où il faut imaginer un couloir et une forme d'alcôve. vraiment à l'abri des regards, y a même pas de lumière, c'est des sièges, et il me propose. Alors, je sais plus trop comment, mais je crois qu'il y a assez vite qu'il faut que je fasse une fellation.
Je refuse et il passe, je pense bien, 10-15 minutes à me mariner pour essayer de. d'obtenir ses faveurs. Vous avez compris, maintenant, on passe dans une tout autre catégorie, puisqu'on va parler de viol avec vous, Manuela. Comment il justifie cet homme ? Je suis désolée pour la jeune femme que vous étiez et pour toute l'horreur que vous avez traversée, mais comment il justifie, j'ai même pas envie d'utiliser ce terme, mais ce soin, comment il l'explique ?
Je n'avais jamais eu de rapports sexuels. J'étais très naïve. J'avais aucune. Et surtout, j'avais très peu confiance en moi. Je pense qu'on aurait pu me demander n'importe quoi. Je lui expliquais que j'avais jamais eu de rapport avant, que c'était pas quelque chose de naturel pour moi, que ça se faisait pas aussi.
Donc il comprend que je résiste un peu. "Si tu veux, pour commencer, on peut juste faire." Il me demandait de faire des gestes, de faire des gestes particuliers, de les faire trois fois, un truc un peu alambiqué, que ce geste, je le rapproche de son pantalon, et que je fasse une forme de geste, un peu, on comprend.
Là, je vois où il veut en venir, je continue à résister. "Ca se fait pas, c'est pas quelque chose qui se fait." Et en fait, il comprend ma corps sensible, c'est qu'il pense que. "Tu sais, moi, j'ai été moine au Népal. Non, moine au Tibet, pendant 10 ans. Et ça, se fait beaucoup là-bas, quelque chose.
C'est ce qui est très naturel qui se fait là-bas, comme pratique spirituelle, de faire une fellation, d'avoir des rapports sexuels. Par exemple, il vous dit, c'est pour te connecter à moi, c'est pour te connecter aux esprits. C'est ça les excuses pour vous purifier ? Pour me purifier. À ce moment-là, je me dis que je ne suis pas assez ouverte d'esprit, forme de culpabilisation, je ne suis pas assez ouverte d'esprit.
Encore une fois, ça se fait, c'est des mois. Je voyais où il voulait m'emmener, mais où finalement, en fait, par ce biais de culpabilisation en mode : "Finalement, regarde, tu penses tellement comme une Occidentale. "Regarde, ouvert d'esprit. En Orient, c'est différent." Et donc du coup, ça y est, je cède et je lui fais une fellation.
Et en fait, je ressors. Je crois qu'il y a un truc du genre : "T'es guérie, je sens que t'es purifiée." Et moi, ça me. C'est là que je suis hameçonnée, je me dis : "Ah, je me sens vraiment bien, là. Je me sentais vraiment, vraiment bien." Il me ramène dans son stand. On finit la voyance traditionnelle. Je paye la séance.
En fait, c'est presque comme si c'était une faveur qu'il m'offrait, parce que c'était en plus de la séance. Donc voilà, quand même, un petit soin en plus. Qu'est-ce qu'il est généreux, quoi ! Et donc je suis sortie, je revois ma mère. Bien sûr. Non, je lui dis pas. "Elle ne pourra jamais comprendre le bien qu'il m'a fait.
"Je peux pas en parler. En revanche, je me sens vraiment heureuse." Je suis ressortie, les étoiles dans les yeux, et en même temps, j'ai eu ce recul en me disant : "Y a quelque chose qui se passe." Je me souviens que j'avais tout écrit dans mon journal intime à l'époque : "Il a fait ça, il a commencé comme ça.
Toutes les étapes qu'il avait faites, j'avais compris, mais j'étais quand même tellement impressionnée par l'effet que ça a eu, que même ça, je n'ai pas retenu. C'est insupportable, évidemment, ce que vous avez vécu. En même temps, vous l'expliquez avec beaucoup d'honnêteté. "J'ai cru, je me suis sentie bien, j'étais fragile."
C'est de la manipulation. Total. C'est horrible, ça, je suis complètement d'accord. Je rappelle juste pas de voyance à des mineurs. Il y a des adolescents. Je sais pas si juridiquement, c'est interdit, mais jamais de voyance pour des mineurs ou des adolescents qui sont en pleine construction psychique et qu'on va venir bouleverser avec ça.
Donc ça, c'est vraiment. Ca rajoute encore votre jeune âge, rajoute encore à l'horreur, bien évidemment. Manuela venait d'avoir 18 ans, mais l'information est quand même hyper. Je pense qu'il faut de moi. Et ça, il faut le garder en tête. Jamais, ça. Et après, oui, bien sûr, c'est de l'emprise. On voit que à la fois, il commence par vous séduire, au fond, voilà, je te comprends, je vais t'apporter ça.
Et il y a une forme de culpabilisation. Vous êtes toute jeune, franchement, t'es pas ouverte d'esprit, quoi. C'est horrible. On voit toute la manipulation et vous avez utilisé le terme hameçonnage. Donc, c'est vraiment ça. Il vous fait, en quelque sorte, et il vous fait faire ce qu'il veut, qui est absolument horrible, et vous sortez dissociée.
C'est-à-dire qu'il y a quelque part quelque chose que vous savez. Vous savez que vous êtes très mal et que vous venez de vous faire agresser, mais en même temps, la dissociation fait que vous sortez avec des étoiles dans les yeux, effectivement. C'est ça. Il sort la toile de fond du moine tibétain. Il y a un côté un peu religieux : "Je suis là pour faire du bien."
Ca donne une caution. Vous étiez toute jeune. Donc vous allez rentrer chez vous, avec ce viol que vous avez vécu. Vous comprenez, à ce moment-là, qu'il s'agit d'un viol ? Vous êtes dans ce déni de ce que vous avez. Je crois qu'à ce moment-là, j'avais encore un peu de lucidité. J'avais tout écrit, étape par étape.
Il avait procédé comme ça, après, il avait fait ça. Je me souviens que j'avais tout écrit. J'ai brûlé ce journal. J'avais eu ce moment de lucidité où je me suis dit : "Il a fait quelque chose." Mais en fait, il m'a dit. Je me souviens que je l'ai quand même remercié de ce qu'il avait fait. "Ecoute, je pense que t'es pas totalement guérie ou purifiée.
"Je te propose de faire trois consultations de plus pour Il vous avait donné son téléphone ? Oui, je crois qu'il m'a donné sa carte, un truc comme ça. Du coup, je le revois. Parce que cette envie d'aller jusqu'au bout du processus. Oui, je me suis dit : "Je me sens bien, mais si je peux être encore mieux."
Voilà, quoi. Toujours dans le secret, je le rencontre. Où ça ? Dans un cabinet à lui ? Dans un hôtel. Et là, je fais ma première fois. Il me viole. Il me viole. Toujours avec cette toile de fond de "C'est pour toi". Oui, parce qu'il procédera toujours de la même manière. C'est-à-dire que dès que je le rencontre, on passe automatiquement par un rapport.
La seule fois où j'ai eu un rapport comme ça, sexuel, c'était dans cet hôtel, mais les autres fois, non, il y a eu d'autres fois. Mais ça s'est toujours passé par une fellation, forme de purification. Je me souviens, il faisait une forme de purification. Il a posé les mains. Il y avait tout un protocole un peu folklorique pour faire passer son viol et son agression pour quelque chose d'un peu ésotérique.
Ensuite, une forme de voyance. On vient aussi parce que. Je venais de voir parce que j'avais des questions, parce que j'avais des moments un peu difficiles dans ma vie. Je lui posais autant de questions que je voulais. Après l'acte sexuel ? Après l'acte sexuel, vous rhabillez, puis vous asseyez sur les petits fauteuils dans la chambre d'hôtel et là, vous faites une séance de voyage.
Oui, ça devait être comme ça. Je pouvais poser autant de questions que je voulais et je payais pas aussi. Même les autres fois, la façon la plus fréquente dont ça se passait, c'est qu'on se voyait à mi-chemin entre son lieu de vie et le mien. Ca se passait dans les champs, dans la voiture, dans un petit hôtel, ça dépendait.
Il me faisait la voyance et après, il me payait tout. Il me payait le train que j'avais pris, il m'offrait des cadeaux. C'était quoi, les cadeaux ? Ca pouvait être des paquets de cartes, de tarots, ça pouvait être des formes d'objets un peu ésotériques, des pierres, Je lui disais ça, j'aime bien, il m'en rapportait plein.
J'avais l'impression que quelque part, il était. c'était un ami, quelqu'un avec qui je pouvais me confier, je parlais de tout, il me donnait des cadeaux, il me remboursait tout, il savait que j'étais étudiante, que je n'avais pas beaucoup d'argent, il le disait. Donc il y avait un vrai rapport à l'époque de confiance qui se construisait.
C'était quelqu'un de fiable, de loyal, Il fallait toujours répondre si j'allais pas bien. Et donc en fait, très vite, il s'est passé de quelque chose de pas consenti à : "Même si j'ai pas envie de le faire, en vrai." J'y trouve mon compte. Il trouve mon compte. C'est assez insupportable, Manuela, sans aucun jugement, d'entendre parler de loyauté, d'intégrité. A l'époque, c'était évident.
Je le remets bien dans le contexte, si longtemps je vous ai vu réagir aussi. Oui, c'est vraiment l'emprise, c'est-à-dire qu'il commence par vous séduire. Il vous donne ce que vous voulez. Il vous dit "Je vais être purifiée, je vais." Et puis après s'instaure la deuxième phase qui est vraiment serrée, ferrée la personne, c'est-à-dire à la fois "Regarde, je peux encore faire tout ça, mais il faut que tu me donnes ça."
Et vous allez avoir besoin de lui au fur et à mesure. Et ça ressemble beaucoup au système de l'inceste aussi, qui est aussi basé sur le secret, puisqu'on entend que personne. Personne n'est au courant, alors que c'est extrêmement violent, mais on se cache. Parce que ça va durer 3 ans, c'est ça ? 3 ans d'emprise.
Mais votre corps devait parler. Dans quel état vous étiez ? Vous n'en parliez à personne ? Moi, j'en parlais à personne. Mon corps en a parlé quelque part parce que j'ai une cystite. Ca devait être aussi lié à ces relations qui n'étaient pas protégées, mais je sentais qu'il y avait quelque chose. Je me rendais pas compte.
J'avais pas de plaisir particulier. Il y avait un peu une forme de dissociation pendant les rapports. Vous aviez un petit ami, en parallèle ? J'ai eu des petits amis à ce moment-là et ça me mettait dans une honte énorme. Parce qu'en fait, je nommais ce monsieur, je disais, c'est un médium. Je disais pas ce qui se passait, mais on s'appelle au téléphone, il m'aide, il me conseille.
Je lui disais que c'était vraiment quelqu'un de bien. Donc les gens étaient au courant de son identité, sa présence dans ma vie, mais il savait pas les vraies choses qui se passaient. Et c'était très dur. Les choses qui m'ont fait souvent arrêter parfois ces rencontres avec lui, c'était que je lui disais : "Je viens de commencer une relation, je veux pas être.
"Je veux pas tromper." Pour moi, c'était un rapport sexuel que je faisais. Et pour lui, il me disait toujours la même chose : "C'est pas du sexe que pour du sexe. c'est pas un rapport amoureux, c'est un soin. Donc en fait, je me disais pareil, je comprends pas, je suis trop fermée d'esprit, parce que je vois pas que là, il me fait vraiment un acte de soin en mode.
Et pourquoi, au bout de trois ans, qu'est-ce qui s'est passé pour que vous ouvriez les yeux ? On se verra comme ça une fois par mois, à peu près, pendant trois ans. Et c'est lorsque le Covid débute que du coup, on ne me contacte pas, je suis chez moi. aux alentours de juin, mai-juin, que je pense de plus en plus à ce qui s'est passé.
Je ne suis pas encore sûre de l'impact de ce que c'est dans ma vie, mais je vais d'abord en parler à une amie pour pouvoir un peu. Avoir un autre retour de notre personne. Et qu'est-ce qu'elle dit, cette amie ? Je pense qu'elle me confirme que c'est un viol et en fait, Au téléphone avec elle, je lui verbalise : "Je suis en train de me rendre compte que c'est un viol qui s'est passé."
Plusieurs. Plusieurs. Ca me donne le courage d'en parler à mes parents, à ma mère et mon frère, au début. Quelles sont leurs réactions ? Ils sont dévastés. En fait, ce médium est rentré dans la vie de ma famille aussi, un peu. De voir qu'ils ont laissé rentrer cet homme dans ma vie et qu'ils ne se sont pas inquiétés.
La culpabilité extrême. Vous avez porté plainte, j'espère, à ce moment-là ? Ca m'a pris beaucoup de temps avant de porter plainte. Pour moi, ça voulait dire trahir. J'étais encore dans cette idée que même s'il m'avait fait du mal, je trahissais un ami de si je portais plainte. J'ai appelé SOS Victimes, qui m'a aidé à comprendre les mécanismes qu'il avait utilisés sur moi.
A ce moment-là, j'ai compris qu'il n'avait pas été bienveillant. Impossible pour moi de me dire que quelqu'un me mente, parce que je ne le ferais pas. Comprendre qu'il m'avait utilisée, ça m'a donné envie d'aller porter plainte au commissariat, aux alentours de septembre-octobre. Et il a été arrêté ? Non.
Toujours. C'est-à-dire que l'instruction est. Au début, je n'avais pas son identité. Il ne vous avait jamais donné son nom ? Son prénom, mais pas son nom de faible. Il est espagnol, mais il donnait son prénom français. Au début, j'ai porté plainte pour X, et après, en 2023, j'ai retrouvé son identité.
Il n'est pas très malin, parce qu'il s'était auto liké le compte de son cabinet. Donc j'ai pu voir son identité. Et là, vous l'avez dit à la police. Vous deviez avoir un numéro de téléphone, il a été entendu, il s'est passé quelque chose ? Il a été auditionné en 2023. Il y a une autre fille qui a porté plainte aussi, pour à peu près les mêmes faits.
Il ne s'est rien passé. La plainte a été classée sans suite ? Classée sans suite. Alors évidemment, ça nous parle de tous les scandales qu'on entend aujourd'hui avec ces plaintes classées sans suite, toutes les remises en question du temps que prend la justice, de cette parole contre la vôtre. C'est encore un autre débat.
Oui, on voit combien c'est compliqué de sortir de l'emprise. Combien ce sont des allers-retours, combien il faut du temps. Il ne faut surtout pas culpabiliser de cela. Il faut comprendre la violence que vous avez subie et qu'il faut énormément de temps. Ca, je crois qu'il faut le rappeler. Ce qui explique, je le dis aussi pour les familles, ça explique les allers-retours et que c'est vraiment un mécanisme qui est complexe à couper complètement.
Je voudrais quand même aussi, à travers votre témoignage, Manuela, qu'on redise, parce que, Encore une fois, comme dans toutes les affaires dont on entend parler partout en ce moment, et depuis quelques mois, j'entends beaucoup, et on voit sur les réseaux sociaux des personnes qui disent : "Pourquoi elle y est retournée ?
"Ca n'est pas un viol parce qu'elle n'a pas hurlé ou qu'elle ne s'est pas débattue." Personnellement, j'ai l'impression que c'est encore archaïque. Maintenant, c'est devenu, encore une fois, très archaïque de penser comme ça, mais non, il y a encore des gens qui pensent comme ça. Je voudrais que vous remettiez encore une fois Les points sur les "i", Natacha, pour ceux qui ont encore besoin d'entendre.
Alors il y a plusieurs choses. On ne se débat pas forcément quand on est violé parce qu'on est sidéré. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas ce qu'est le viol. Bien évidemment, on est dissocié de ce corps et on ne peut pas réagir. On ne peut pas bouger parce qu'on a extrêmement peur. Il faut aussi dire que parfois, on a peur pour sa vie.
Donc non, on ne peut pas bouger. Et oui, c'est un viol. Et oui, c'est un viol aussi s'il n'y a pas de consentement. Là, finalement, vous laissez persuader. Se laisser persuader, c'est pas le consentement, c'est un viol aussi. Il faut le rappeler et le re-rappeler. Et en plus, je redis aussi, vous étiez une toute jeune fille, une toute jeune fille qui n'avait jamais eu d'expérience sexuelle.
Donc tout ça nous montre complètement que c'est un viol. Et qui a été mise sous emprise. Evidemment, et que vous étiez mise sous emprise. Pourquoi vous avez envie de parler, Manuella, aujourd'hui ? A visage découvert, avec beaucoup de courage. Parce que. En fait, dès que j'ai porté plainte, je me suis dit : "Il faut faire quelque chose, en fait."
On entend beaucoup parler. C'était un peu le début du mouvement MeToo, à l'époque, 2017. On entend beaucoup parler des célébrités, ou de personnes connues. Mais en fait, je trouve qu'on ne parle pas suffisamment de ce genre de dérive chez les médiums et chez les voyants. C'est quelque chose qui existe, et je pense aux autres jeunes filles qui pourraient se laisser prendre dans ce genre de situation.
Ca a été le cas de Sonia, qu'on va écouter maintenant, qui a décidé de rester anonyme. C'est pas une question de courage, c'est une question qui est au coeur, aujourd'hui, de ce chantage qu'elle subit. Peut-être que certains d'entre vous se sont retrouvés dans cette situation. Mais d'abord avant de l'écouter, on a une petite surprise pour vous.
Oui, parce qu'il y a quelqu'un qui s'en veut beaucoup, mais qui avait envie, à sa manière, de vous témoigner son amour. Regardez. Bonjour Manuela, je peux te parler une petite minute et j'en profite. J'ai été triste que pendant toutes ces années, en secret, tu aies subi un sévice et que j'ai pas pu te protéger.
Je vois qu'aujourd'hui tu vas témoigner, tu es forte, tu es courageuse et en plus résiliente et je suis vraiment très fière de toi. Bravo Manuela, je t'embrasse très fort, je suis très fière de toi. Elle peut être très fière de vous votre mère. Je voudrais maintenant que j'aille rejoindre Sonia. Vous allez comprendre pourquoi c'était important pour elle de témoigner de façon masquée. Bonjour, Sonia. Bonjour.
Merci d'être là. Je vous en prie, installez-vous. Qui fait pression sur vous ? Pourquoi vous décidez d'être anonyme ? J'ai fait confiance à une médium qui me fait du chantage via une plateforme ? Je l'ai rencontrée sur les réseaux sociaux. Elle est très active. Elle avait pas mal de bons retours, donc je me suis dit pourquoi pas poser ma question.
C'est quoi, votre question ? Quand est-ce que j'allais avoir des nouvelles de mon fils ? "Vous aurez des nouvelles dans trois jours." J'en ai eu au bout du 4e. Un fils avec lequel vous étiez en conflit ? Il y avait un silence entre eux. C'est ça. Et donc. "Elle est tombée pile-poil. Elle est forte." J'ai demandé une consultation en privé.
Chère ? La consultation, 60 euros. Pour combien de temps ? Une demi-heure. "Je vous propose un rapprochement en faisant des rituels." Un rapprochement avec votre fils ? Avec mon fils. Oh là Combien ? "Ecoutez, 30. Et ensuite, 60, ensuite, 180. Ensuite, 200. Ensuite, 600. 600 ? Vous avez dépensé sur combien de temps, combien d'argent ?
En l'espace d'un mois, je suis entre 1500 et 1800 euros. Quand elle me proposait de faire des rituels, je lui disais "après celui-là, c'est bon, on arrête. Vous avez pu me demander de l'argent. "Non, c'est la dernière fois et après, je lui demande plus rien." Et ça repartait. Vous la payez comment ? En virement ?
C'était quoi, ces rituels à 30 euros, à 40 euros, à 60 euros ? Elle m'envoyait des images avec des statues, des bougies. Elle vous envoyait des images et vous deviez dire quelque chose ? "C'est bon, j'ai fait." A un moment donné, elle me réveille à 2h du matin. Je mettais beaucoup de temps à lui envoyer l'argent.
J'étais un peu sceptique, je me disais : "Elle est en train de me plumer. "Mes esprits sont très en colère contre toi, tu m'as payé trop tard. "Tant pis pour toi, mes esprits vont s'acharner contre toi, ils vont te faire la misère, etc." En fait, elle vous harcèle. Je l'avais tous les jours. Quand j'ai fini par la payer pour les 600 euros, elle me dit : "Tu auras un retour à telle date."
Je vois pas de retour. Un retour de votre fils ? Je vois pas de résultat. "On arrête là." "Est-ce que tu peux aller chercher une carte PCS ?" "C'est quoi, ça, déjà ?" "Tu vas au bureau de tabac, etc." J'y vais, bêtement. "Pourquoi pas, je vais aller voir ce que c'est." "Voilà, ça coûte 15 euros, OK." Et là, je lui envoie sur WhatsApp en photo, il me dit : "Tu mets à ton nom."
"Ah bah non." Et là, je mets rien à mon nom. Je ne mets rien à mon nom. Et là, elle commence à me menacer. Menacer de quoi ? Pendant les rituels, il y en a un qu'elle m'a demandé de faire. "On va le faire à distance. Tu fais une prière, tu marques sur un papier ce que tu veux, etc. Donc moi, ce que j'écris, je veux le retrouver, la complicité que j'avais avec mon fils, etc. Tu allumes deux, trois bougies blanches, je joue le jeu.
A un moment donné, elle me dit : "Il faut que tu sois nue." "Ah non." "Nue ?" Totalement nue ? "Ah non." "Comment veux-tu que ça marche ? "Il faut que tu joues le jeu, il faut te donner les moyens. "Tu ne me fais pas confiance, etc." "Ah non, c'est pas possible." Dans la lettre, elle me disait d'écrire un mot.
"Il faut marquer le numéro de téléphone." "Non." Je ne marque pas le numéro de téléphone de mon fils. "Tu ne me fais pas confiance, comment veux-tu que ça aboutisse ? Moi, je te fais confiance." Vous avez fini par lui donner le numéro de votre fille ? J'ai fini par faire ce qu'elle avait à faire. Sonia a fait parce que de toute manière, si tu veux que ça marche, peut-être que.
Oui, vous avez toujours ces 2 %. "Peut-être que." Je veux tellement retrouver mon fils que ce "Peut-être que", je m'y raccroche. Qu'est-ce qu'elle fait ? Je lui montre et elle me filme en même temps. Nue ? Quand on arrive au moment de créer le compte de la carte virtuelle, "Je ne mets rien à mon nom."
Et là, une avalanche de chantages et de menaces. "Tu vas voir sur la tête de ma vie, tu vas voir ce que je vais te faire, je vais te rendre virale." Et là, elle m'envoie les vidéos. De vous nue. De moi nue. Et d'autres personnes. Donc elle l'a pas fait qu'à moi. Du coup, je la bloque. Et elle me rappelle avec un autre numéro.
"La prochaine fois que tu me bloques, tu vas avoir affaire à moi, "je ne vais pas te lâcher." Elle vous fait peur ? Elle fait peur, cette dame ? "Je vais aller déposer plainte. "Fais donc, tu ne sais pas de quoi je suis capable." Je n'ai pas osé en parler autour de moi, parce que j'avais honte. "Comment j'ai pu me faire avoir ?
"Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui m'a pris ? Pourquoi, etc." Et aujourd'hui, j'ai franchi le pas. Quand je la vois sur les réseaux, active comme elle est, et qu'elle m'a envoyé d'autres vidéos, qu'elle a fait ça à d'autres femmes. Vous avez porté plainte. Aujourd'hui, il y a une enquête autour d'elle ? Je l'espère.
Elle continue à se manifester ? Elle est sur les réseaux, inactive. Elle continue à vous appeler ? De temps en temps, je reçois un message. Toujours agressif ou juste ça va ? Non, même pas, "Bonjour, mes anges ont des révélations à vous faire, est-ce que vous voulez bien que." C'est un message automatique.
Il y avait une plate-forme pour avoir accès à elle ? Non, c'est sur les réseaux. Vous avez porté plainte vraiment à la police ? C'est une plateforme Thésée et j'attends d'être convoquée. Une plateforme. C'est quoi, Martin ? C'est utile, ça ? Je sais pas trop comment ça marche. C'est une préplainte ? Non, la plateforme Thésée, c'est pour signer des escroqueries en ligne.
Ca peut être intéressant. Dans ce que nous raconte Sonia, il y a des menaces, du chantage, de l'extorsion. C'est vraiment des délits graves. Qui justifie, à mon avis, si elles ont le courage de porter plainte. Mais cette plateforme, la Tesez, c'est ça ? C'est juste pour dénoncer une escroquerie, mais ça veut dire que enfin ça peut être entendu.
Ça sert à quoi alors ? Oui, en fait, ça alimente les bases de données de la police et de la gendarmerie. Eux peuvent faire des rapprochements. Mais c'est pas une plainte en son nom ? Non, pas du tout. Elle ne sera pas tenue au courant des suites. Ca déclenche pas les mêmes choses juridiquement qu'une véritable plainte.
Il faut que vous alliez porter plainte physiquement. Le problème, c'est qu'elle est avec un pseudo. On n'a pas réellement son identité. C'est de faux numéros. Vous espérez aujourd'hui, en étant chez nous, qu'il y ait d'autres personnes qui reconnaissent ce parcours et qui puissent se manifester aussi ?
Quelles conséquences ça a ? Comment ça va, vous ? Dès que j'ai son numéro qui apparaît, dès qu'elle commence, ça m'énerve, je le monte au plafond. Elle me stresse. Aujourd'hui, j'ai un sentiment de gêne, de honte. Et je me dis. Et quand je la vois sur les réseaux, je lui dis : "Non, faut l'arrêter." Là, encore une fois, on le comprend bien, Natacha, c'est vraiment la fragilité qui a créé la faille dans laquelle cette personne s'est engouffrée.
Effectivement, c'est très insidieux. commence de façon très insidieuse l'emprise. Il y a un petit trou et on va s'immiscer par ce petit trou dans une période de fragilité. On va sembler apporter ce que la personne a l'air de souhaiter. Ça peut être de l'amour, ça peut être de vous, dans votre cas, une voyance, retrouver votre fils, etc. Et à travers ça, rentre et l'emprise va commencer à s'installer.
Et là, on voit vraiment que ça aboutit à de la violence. On avait parlé de la séduction, de la façon de ferrer quelqu'un, et là, l'emprise aboutit toujours à la violence. Et là, on le voit bien. Je vous souhaite beaucoup de courage. Merci d'être venue témoigner. J'espère que d'autres personnes vont se manifester auprès de nous.
On a eu vraiment une palette et un éventail de témoignages qui, j'espère, va servir à vous mettre en garde. Je voudrais vraiment vous remercier encore une fois pour pour cette discussion qui a été vraiment précieuse. Merci à toutes les deux. Merci Martin de nous avoir éclairées. Merci Natacha. Merci à vous pour votre fidélité.
Je le disais pour cette 10e année. Je vous donne rendez-vous demain pour des réflexions autour de notre quotidien. A demain.