
13 juin 1920 : "No babies, please !", la fin des enfants envoyés par la poste
Samstag, 13. Juni 2026 · 3 min
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Shownotes
Ce 13 juin 1920, la phrase qui va être prononcée, est restée dans l’histoire des Etats-Unis : No babies, please ! C’est un gars de l’US Postal qui dit ça à destination de la presse et du public. Pourquoi ?
Et bien imaginez cette scène : un bébé de 10 mois, affublé d’un timbre de 15 cents sur la couche, livré par le facteur à sa grand-mère. Non, ce n’est pas une blague.
Entre 1913 et 1920, aux États-Unis, des parents ont réellement envoyé leurs enfants par la poste. Pourquoi ? Parce que c’était moins cher qu’un billet de train. Le service des colis postaux, a en effet lancé en 1913 un service qui permet d’expédier des paquets jusqu’à 50 livres (environ 22,7 kg). Et donc, des malins ont vu là une occasion de voyager pas cher : si le bébé est léger, pourquoi ne pas l’envoyer par la poste ?
Le cas le plus célèbre est celui de May Pierstorff, une fillette de 5 ans, 48 livres 500, qui est envoyée par train sur 117 km dans l'État de l’Idaho, avec des timbres collés sur le manteau pour 32 cents, pour aller voir sa grand-mère. Elle est heureusement accompagnée d’un cousin qui est employé des postes et lui, voyage gratuitement.
Mais cette pratique, vous le devinez, ne fait pas l’unanimité, surtout à la poste. Et donc, on essaie de l’interdire mais sans grand succès. Les envois continuent, parfois sur de longues distances : en 1915, une petite fille de 3 ans a été envoyée à 64 km de chez elle, dans le Kentucky.
Finalement, le 13 juin 1920, John C. Koons, premier assistant du Postmaster General, met fin à cette pratique. Il déclare que les enfants ne peuvent pas être considérés comme des « animaux vivants inoffensifs » et ne doivent donc pas être expédiés par colis postal, donc à partir de dorénavant : No babies, please ! Plus de bébés dans les sacs postaux. Une page insolite de l’histoire postale américaine s’est tournée mais malheureusement, ce n’est pas la dernière.