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Shownotes
Le Kremlin reparlera de l’Ukraine « après le 4 novembre ». Donald Trump, lui, attend le vote pour trancher sur l’Iran. Une élection au Congrès peut-elle vraiment peser au-delà des frontières américaines ?
« Est-ce que je fais un accord avec eux, ou est-ce que je les achève ? » Le 25 octobre, Donald Trump parlait de l’Iran, à voix haute, devant les journalistes. Il avait promis de ne pas frapper de nouveau avant les élections de mi-mandat. Dans le détroit d’Ormuz, octobre a été le pire mois pour les navires depuis le début de la guerre.
À Moscou, on regarde le même calendrier. Le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine a fixé la prochaine échéance au 4 novembre, au lendemain du scrutin. Entre-temps, Washington a accepté d’importer du diesel russe en échange d’un allègement des sanctions, un accord que contestent jusqu’à des sénateurs républicains. À Jérusalem, Benyamin Netanyahou, que Trump avait ouvertement soutenu, sort des urnes sans majorité. Au Brésil, Lula a battu le fils de Jair Bolsonaro, et le président américain y a vu « une autre élection truquée ».
Sur le papier, la politique étrangère reste l’affaire de la Maison-Blanche. Trump a fait capturer Nicolas Maduro, mène la guerre contre l’Iran, a frappé de droits de douane des alliés européens, sans beaucoup consulter le Congrès. Une Chambre démocrate aurait pourtant la main sur le budget. Elle pourrait enquêter, conditionner l’aide militaire, compliquer les arrangements avec Moscou. À moins qu’un président désavoué chez lui ne cherche à se refaire ailleurs, et plus brutalement.
L’Europe suit ce scrutin de près, et pour cause. Il y a quelques jours, Donald Trump citait la France comme le contre-modèle de ce qui menace l’Amérique, « une nation autrefois grande » selon lui « conquise, saccagée et brûlée par des migrants, des djihadistes et des communistes ».
Invités :
• Laurence Nardon, responsable du programme Amériques de l’Ifri, productrice du podcast New Deal
• Romuald Sciora, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS, auteur de Lettre ouverte à Trump d’un Américain de papier (Point Nemo)
• Ludivine Gilli, directrice de l’Observatoire Amérique du Nord de la Fondation Jean-Jaurès, autrice de États-Unis : le vote confisqué (1776-2026) (Fondation Jean-Jaurès / Éditions de l’Aube).