
iWeek (la semaine Apple)· Staffel 7
La saga de l'iPod pour ses 25 ans
Freitag, 23. Oktober 2026 · 1 h 43
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Shownotes
La saga de l'iPod pour ses 25 ans | S07 (Bonus)
Voici un épisode bonus d'iWeek (la semaine Apple), enregistré le jeudi 22 octobre 2026 à 18h30, avec un stream réservé à nos soutiens Patreon.
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Présentation
👉 Benjamin Vincent, journaliste, producteur et présentateur des deux autres podcasts de référence : “Les Voix de la Tech (lesvoixdelatech.com)“, l’actu Tech décryptée par les “Voix“ qui la font, et “L’IA fait sa loi“, le podcast des enjeux de l’IA (Apple (apple.co/4xpSORw), Spotify (open.spotify.com/show/033uvWlUs8oQEZp0r38kxl), YouTube (youtube.com/playlist?list=PLxDrYZKnInpJnsNibym…)).
Avec la participation de :
👉 Gilles Dounès (linkedin.com/in/gilles-dounes-01a1728) (Ex-rédacteur en chef de MacPlus et co-auteur de “iPod Backstage“ chez Dunod).
👉 Jean David Olekhnovitch (x.com/gidehault), développeur IA.
👉 Dominic Di Vitale (vidéaste, monteur certifié et formateur DaVinci RESOLVE | Ed'ItEd sur YouTube (youtube.com/@edited.fr.2023) + podcast "Resolve 201 : au-delà des bases" (podcasts.apple.com/fr/podcast/resolve-201-au-d…)).
Au sommaire : ce 23 octobre 2026 marque le 25è anniversaire du lancement de l'iPod par Steve Jobs. Dès les premières secondes, nous revenons ce 23 octobre 2001 au 1 Infinite Loop, ex-siège d'Apple à Cupertino en Californie pour revivre l'instant où le co-fondateur d'Apple a sorti de sa poche le tout premier iPod qui allait révolutionner la façon dont on écoute de la musique mais aussi toute l'industrie musicale.Au cours de cette rétrospective en forme de saga, nous retraçons chaque étape : iTunes Store, iPod mini, iPod Shuffle, iPod Nano et bien sûr... l'iPhone avant l'iPod Touch jusqu'à la fin de l'iPod en 2022.Merci tout particulier à Gilles Dounès pour la rédaction en chef de cet épisode !
: Steve Jobs dévoile l’iPod, le 23 octobre 2001.
: Générique.
: Introduction.
: Octobre 2003 : iTunes pour Windows.
: Janvier 2004 : l’iPod mini.
: Janvier 2005 : l’iPod Shuffle.
: Septembre 2005 : l’iPod Nano.
: Janvier 2007 : Steve Jobs présente l'iPhone.
: Conclusion.
A suivre : les annonces du 28 octobre. Rendez-vous sur X (x.com/iweeknews) pour les horaires des streams ainsi que sur Instagram (instagram.com/iweek.news) et LinkedIn (linkedin.com/company/iweeknews).
iWeek (la semaine Apple) disponible sur les plateformes de podcast et en vidéo sur YouTube (youtube.com/playlist?list=PLxDrYZKnInpI4kgzPL-…), Spotify (open.spotify.com/show/23rQXt6uhUadvz8R3qgWVU) et Apple Podcasts (apple.co/2D3LcOF).
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Benjamin Vincent: Bonjour à toutes et à tous, bonsoir, bienvenue dans cette spéciale d'iWeek. On célèbre le 23 octobre 2026, les 25 ans d'un produit iconique, l'iPod. Oui, l'iPod a 25 ans en ce 23 octobre 2026. On est ici avec une partie de l'équipe iWeek, Dominique Divital, Jean-David Olegnovitch et notre expert suprême de l'iPod, Gilles Dounes. Pour revenir sur cette aventure du baladeur numérique d'Apple, Jean-David, l'iPod, c'était quoi pour toi ?
Jean David: Je vous parle d'un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. L'iPod, c'était, les plus jeunes ne le savent peut-être même pas, mais c'était un player MP3 et c'était surtout le premier device d'Apple qui n'était pas un Mac. Bon, il y a eu le Newton, on va le laisser de côté pour l'instant, mais c'était vraiment le premier post-Mac device. puis d'ailleurs, c'était comme ça que les journalistes avaient été convoqués. Le carton d'invitation de la conf qu'on a vu, c'était Hint, It's not a Mac. Ce n'est pas un Mac pour qu'il se prépare à ça. Effectivement, c'était la surprise. Apple débarquait avec un truc qui n'avait rien à avec un ordinateur, mais quelque chose qui permettait tout simplement d'écouter sa musique en se baladant, ce qui n'était pas complètement une révolution puisqu'il y avait eu Walkman bien avant, mais c'était quand même sacrément nouveau. c'est très surprenant pour Apple parce qu'on ne savait vraiment pas où ils allaient avec ça. un fabricant d'ordinateur qui fait un petit gadget comme ça. voilà, c'était une annonce très surprenante. puis maintenant, sait aujourd'hui que ça a eu des effets incroyables sur la marque Apple. C'était vraiment le début, le premier pas où vraiment ils ont fait autre chose que des ordinateurs avec un petit baladeur musical, un truc qui finalement n'était pas un exploit technologique incroyable, mais qui a vraiment marqué son temps. Et c'est ce qu'on va découvrir aujourd'hui.
Benjamin Vincent: N'est-ce pas Gilles, toi qui a écrit sur cet iPod, iPod Backstage, un livre que je cite très souvent dans les Weeks, livre que tu as co-écrit avec Marc Geoffroy. L'iPod en 2001, même si Jean-David dit technologiquement, c'était pas si fou, c'était quand même fou, c'était une révolution à l'époque.
Gilles Dounès: C'était une révolution solutions qu'il apportait. La promesse c'était 1000 chansons dans votre poche avec un disque dur de 5 gigaoctets alors qu'on a vu là juste le début, un petit bout de la keynote de présentation mais juste avant il y avait plus de dix minutes, vingt minutes d'analyse de marché et de cassage en règle de sucre sur le dos de la concurrence. C'était des solutions qui étaient proposées comme savait si bien faire Steve. Et donc on avait donc ce baladeur, cette solution musique qui était construite autour du disque dur de... de Toshiba et avec, on l'a vu, du Firewire, une connexion Firewire, c'est-à-dire ce qui se faisait de plus rapide à l'époque et qui avait été conçu avec Sony pour la vidéo et qui permettait de faire des échanges à une vitesse stratosphérique. Pour l'époque, entre l'ordinateur et le baladeur, on avait un album en 5 secondes au lieu de 10 minutes pour la concurrence et 1000 chansons
Benjamin Vincent: On push ?
Gilles Dounès: en 10 minutes au lieu de 5 heures pour avoir les 1000 chansons pour la concurrence
Benjamin Vincent: Oui parce qu'à l'époque c'était quoi l'interface
Gilles Dounès: avec de l'usb.
Benjamin Vincent: des baladeurs MP3 L'époque c'était l'USB1.
Gilles Dounès: de l'USB-1, c'est ça ?
Benjamin Vincent: C'est ça ce qui était quoi ? C'était 10 mégabits secondes ou
Gilles Dounès: Oui, c'était de cet endroit-là, alors qu'on était à 400 du côté du
Benjamin Vincent: C'était comme le Bluetooth quoi, le Bluetooth très lent. 400 mégabits ouais.
Gilles Dounès: Fireware.
DoM - Ed'ItEd: C'était surtout aussi très peu de capacité de stockage. Les autres, ils sont arrivés là...
Gilles Dounès: En plus, il y a eu une...
Benjamin Vincent: 5 gigas, c'était énorme à l'époque. C'était... C'était ouf
DoM - Ed'ItEd: Ouais.
Gilles Dounès: à l'époque c'était énorme, mais il y avait eu un essai de la part d'Arcos avec le disque dur. Et puis surtout on arrivait à le recharger avec le Fire Wars qui était aussi un progrès considérable. Et puis il y avait cette roue, cette fameuse roue qui permettait de naviguer extrêmement rapidement dans les menus et à l'intérieur des listes de... morceaux, morceaux, on tournait avec le pouce et on appuyait sur les boutons qui étaient à la périphérie et l'histoire raconte que pendant le développement de l'iPod, Steve était extrêmement vexé, donc il n'arrivait pas à obtenir le morceau qu'il voulait en moins de trois clics. Donc c'était ça aussi la révolution. on n'avait pas les menus en cascade, les menus hiérarchiques comme sur la concurrence qui était conçue sur le modèle du PC, des arborescences du PC.
Benjamin Vincent: Bon, donc on a vu en intro un bout de cette annonce du 23 octobre 2001. Pour la petite histoire, Gilles, on est à Town Hall. C'est la salle des conférences de presse, mais c'était une toute petite salle quand même, à l'ancien siège d'Apple.
Gilles Dounès: Oui, ça sert également pour les réunions des équipes. Ça tient 250 personnes à tout casser. Et précisément, Apple avait envoyé 250 invitations aux journalistes un peu partout et surtout sur la côte est, Businessweek, Times, etc. La presse qui compte. et ces messieurs n'avaient pas...
Benjamin Vincent: Il n'y avait que ça à l'époque. avait pas encore les influenceurs et tout.
Gilles Dounès: Non, c'était la presse papier
Benjamin Vincent: Allez.
Gilles Dounès: et éventuellement la télévision. Il y avait les gens du Mercury News, ou du San Francisco Chronicle, peu de gens. Seuls les journalistes qui étaient sur la vallée s'étaient déplacés et mal leur appris puisqu'ils ont loupé. Ils ont raté cette présentation qui écrivait l'histoire. Encore une petite histoire dans la petite histoire. Apple avait préparé 250 iPods pour remercier les journalistes et leur mettre l'objet dans les mains pour qu'ils puissent en parler, etc. Et ils y étaient chargés avec 20 albums. C'était la promesse, 1000 chansons dans votre poche ou 20 albums. Et donc Apple avait... Steve et son équipe avaient préparé une playlist de 20 albums. comme le thème également c'était ne volez pas la musique. Il y avait un autocollant en anglais, en français, en allemand et en japonais sur les iPods. disait ne volez pas la musique. On était en plein phénomène Napster. où le pire tout pire a failli tuer l'industrie musicale et donc Apple avait donné ses Ipod avec la musique mais également avec les 20 CD originaux que les équipes de l'iPod avaient... c'était mis en 4 pour sillonner tous les disquaires de la vallée, ça faisait 20 CD multiplié par 250 invités, ça fait 5000 CD collectés, une catastrophe juste pour la réunion.
Benjamin Vincent: Technologiquement puisque Jean David disait que c'était pas si fou que ça, est-ce que c'était pas justement l'un des défis de mettre dans un aussi petit boîtier ? Ça commence comme ça, c'est la taille d'un jeu de cartes, mettre dans
Gilles Dounès: C'est ça.
Benjamin Vincent: un petit boîtier la techno avec la vitesse de transfert, le stockage, l'interface, la click wheel, etc.
Gilles Dounès: Oui, c'était construit à la fois autour du disque dur, mais à partir du design qui a été fait dès les premières réflexions de l'équipe du premier premier noyau autour de Tony Fadel et puis Phil Schiller qui est du marketing, mais qui a eu l'idée de cette roue qui tournait. pour pouvoir accéder et les design, les premiers moquem, ce n'est pas des moquem, c'est des empreintes, c'était un morceau de bois sur lequel étaient dessinées dessinées l'interface et l'écran, etc. Et le projet a été mené au départ dans le plus grand secret avec des contraintes de temps absolument. impossible.
Benjamin Vincent: Bye
Gilles Dounès: Le truc a été mis sur les rails. Apple achète... audio en... ce qui va devenir iTunes en janvier, sort iTunes en janvier. La décision est prise en février. Tony Fadon, on y reviendra, est recruté en... en février monte et commence à réfléchir en mars Steve veut que le produit soit prêt pour Thanksgiving de l'année courante.
Benjamin Vincent: de la même année.
Gilles Dounès: C'est à dire qu'il faut que ça soit
Benjamin Vincent: 6 mois quoi.
Gilles Dounès: prêt en six mois alors que rien, ils n'ont rien. ce disque dur qui est tout neuf. Ils ont l'idée du Firewire pour l'alimentation et les transferts. puis il faut recruter une équipe et des contractants, des partenaires industriels dans le plus grand secret et avoir un produit fini, un produit extraordinaire dans les six mois. Même maintenant, ce serait difficilement imaginable.
Benjamin Vincent: ouais ! Ce que je voulais dire, si seulement ils pouvaient faire aussi vite aujourd'hui pour les lunettes, pour l'évolution du Vision Pro, ça fait quand même rêver. Alors à l'époque, donc...
Jean David: C'était possible parce que c'était un produit opportuniste. vraiment cette histoire du disque dur. Je ne plus quel ingé Apple qui était allé au Japon et Toshiba leur avait fait cette démo. Je crois que l'anecdote c'était,
Gilles Dounès: ...
Jean David: on a ce truc là et puis on ne pas trop quoi en faire.
Benjamin Vincent: C'est parti de là, ! C'est parti !
Jean David: Qu'est que vous en pensez ? Et là, ils ont imaginé autour de ce disque dur, qu'est ce qu'il était possible de faire avec les moyens du bord. Et c'est en ce sens, c'est quelque chose de très opportuniste. Il n'y aurait pas eu ce meeting avec Toshiba, pense qu'il n'y aurait jamais eu d'iPod ou beaucoup plus loin. Et c'est ce qui implique aussi que ça a été si rapide, c'est qu'il n'y a pas eu de grands questionnements existentiels. C'était, qu'est-ce qu'on fait autour de ça ? Il que Tony Fadal est intervenu au tout début en tant que consultant extérieur. Puis dès qu'ils ont vu que l'idée avait du sens, il a été recruté. Et là, ça a été une vision commando en interne, tel que le raconte Jill.
Gilles Dounès: Avant, je rencontrais Tony Fadal recruté, mais c'était John Rubinstein qui était effectivement allé au Japon. Et il y avait en même temps une urgence vitale pour Apple qui était en train de passer totalement à côté de la... la révolution musicale, c'est ces deux choses. Et c'est aussi pour ça que je vous casse les pieds. L'équipe précédente souriait quand je parlais du composant, mais c'est à la base de la réflexion d'Apple. pourquoi j'aime autant cet iPod, c'est qu'il a été à la base de la reconstruction d'Apple et du changement de fonctionnement d'Apple qui fonctionne toujours. sur ces mêmes principes de cette reconstruction-là. Et également, ça m'a aidé à me décider de toutes les bêtises et les idées reçues que je pouvais avoir. On est vraiment sur
Benjamin Vincent: ...
Gilles Dounès: quelque chose qui est là depuis 25 ans, mais qui continue à fonctionner en interne.
Benjamin Vincent: Je croyais que c'était Tony Fadel qui avait amené l'idée du disque dur.
Gilles Dounès: Non, Le composant, c'était John Rubinstein. Ils se dit on peut faire quelque chose autour de ça. Tony Fanel avait envoyé des propositions à tout le monde, chez IBM, chez Philips, même dans une société de Hi-Fi. C'est Apple qui a pris la balloubon en premier. John Rubinstein, était le patron hardware chez Apple à cette époque-là, a pris le téléphone et a appelé Tony Fanel qui était en train de skier dans le Colorado et lui dit « Tony, on a du boulot pour toi ». Il est redescendu d'arbre et puis
Benjamin Vincent: de ces montagnes.
Gilles Dounès: ils sont remis à travailler de suite dessus, vu les délais qui étaient contraints.
Benjamin Vincent: Tony Fadel, fait quelle proposition à l'époque à Apple et aux autres ? C'est autour d'un baladeur ou c'est complètement autre chose ?
Gilles Dounès: baladeur et puis connecté à un lecteur musical vraiment pour faire l'encodage, décodage et le lier entre le baladeur et la bibliothèque musicale de l'utilisateur et il a également l'idée de la boutique en ligne pour vendre de la... vendre de la musique
Benjamin Vincent: de la
Gilles Dounès: sans que ça soit un pillage des catalogues des artistes et des maisons de disques. Mais l'idée était déjà dans le... dans l'ère, en 95, une société avait eu cette idée d'époser des brevets. Ils ont été rachetés. Une première fois par compact, compact a été racheté par HP et les brevets sont tombés en désuétude. Et en fait, ils sont totalement passés à côté de la révolution qui s'annonçait.
Benjamin Vincent: Jean David, ajouter un mot ?
Jean David: Oui, qui est important c'est de comprendre le contexte de tout ça. Il y avait d'une part une équipe chez Apple qui était des gros frustrés du Newton, qui avait été annulée un peu tant avant. Et Tony Fadel lui aussi était un gros frustré au sens où il avait participé à une aventure extraordinaire qui est celle de General Magic. Si vous ne connaissez pas, je vous invite à... Il a des documentaires sur YouTube qui sont épatants là-dessus où en fait ils ont créé un device qui était... le concept de l'iPhone, avec les technologies des années 90. C'était impossible que ça fonctionne. Le Newton plus General Magic, c'est amené à truc où ils se sont dit qu'on a été trop ambitieux et qu'on croit toujours au device portable, il faut absolument que ce soit quelque chose qui soit avec un concept beaucoup plus simple et radical. D'où l'idée de passer à ce côté. C'est un baladeur musical. ça ne cherche pas à assistant personnel ou le café quand on appuie sur le côté ou un truc où on n'est créé qu'un stylé, c'est juste pour se balader dans ces morceaux de musique et c'est vraiment cette énergie-là qui a amené l'iPod, ramené en plus à un contexte économique qui est qu'Apple en 2001, ils avaient besoin de se faire oublier un petit peu quelques échecs précédents parce qu'on a toujours l'image de Steve Jobs qui va à fond les ballons et qui a des succès, mais en 2000 il s'est pris un gros vent. avec le G4 Cube qui a été un gros échec qui a dû être annulé moins d'un an après sa sortie.
Benjamin Vincent: Et pourtant... Et pourtant...
Jean David: C'est une machine géniale. Mais là, y vraiment
Gilles Dounès: Au départ,
Jean David: les équipes qui avaient ce côté revanchard en disant on veut faire un device portable qui soit simplifié mais qui utilise tout notre savoir-faire. on avait Apple qui avait besoin d'aller sur une autre direction après les quelques échecs qu'ils avaient subis.
Gilles Dounès: Je passe cette lecture-là. Le cube n'avait pas marché mais il avait un gros succès d'estime sur le design, etc. Ils étaient empêtrés dans le G4 parce que après le G3 et la suppression des clones... Apple se retrouvait tout seul à fabriquer du Mac. du
Benjamin Vincent: Des clones de Mac à l'époque.
Gilles Dounès: coup, de gens voulaient tenter l'aventure de programmer spécifiquement pour le G4 qui était un processeur extrêmement puissant, mais qui demandait une adaptation et c'était le moment de la toute puissance de Windows. Mais surtout, Apple était passé à côté de la révolution musicale, tout alors que Steve Jobs voulait reproduire avec la vidéo le coup de génie et le hold-up qu'il avait fait sur la dématérialisation de la presse avec le premier Mac en 1984. Il a voulu faire la même chose avec la... l'édition vidéo pour les professionnels, également une déclinaison pour les amateurs. le matériel n'était pas assez puissant pour Monsieur Tout-Le-Monde et puis les réseaux n'étaient pas assez dimensionnés également pour les grands publics. En fait, s'est fait d'Abel Pion, il s'est fait doubler par des petits jeunes aussi irrévérencieux que lui pouvait l'être. à l'époque en 1984 et qui se sont jetés sur la musique et qui ont investi les échanges de père à père et ce qu'on appelait le piratage de la musique qui en 2001 commençait déjà à siphonner les forces vives de l'industrie musicale. Là où ils ont saisi le moment, l'opportunité de... de rebondir et de se rétablir alors qu'il y avait un passage à l'hiver après le succès phénoménal du premier high-back.
Benjamin Vincent: Alors à propos de Newton, Jean David, il y en un juste au dessus de ton bras gauche derrière toi. On le devine là
Jean David: virtuel hélas.
Benjamin Vincent: à côté de l'iBook. Et puis le cube, le G4, qui est au dessus de ton épaule droite, à côté de l'iMac. Il est là, il est juste là.
Jean David: tout aussi.
Benjamin Vincent: Parce que tu en parles, ils sont tous les deux là. Alors il en un qui est très, très, très silencieux depuis le début. C'est Dominique Dom, l'iPod en 2001. Bon, j'ose pas te demander si t'as connu ou pas connu, qu'est-ce que ça te dit toi ?
DoM - Ed'ItEd: Alors oui, j'ai connu et justement, je n'en ai pas eu, mais j'ai eu un Arcos à l'époque. Voilà,
Benjamin Vincent: oui, c'était la grande marque française à l'époque.
Gilles Dounès: C'est ça.
DoM - Ed'ItEd: et donc je vous écoute, je vous écoute raconter un peu tout ça. vous écoute Jean David qui dit c'était un produit opportuniste, etc. Mais c'était un produit opportuniste qui a eu un coup de génie absolu parce qu'on se disait que les lecteurs MP3 qui étaient sortis quelques années avant avaient très peu de capacité, mais l'Arcos, il avait 6 gigas de capacité. mais dans un form factor qui était beaucoup plus gros, avec de l'USB 1 qui permettait pas des transferts foufous, un poids plus important et puis surtout un logiciel, un firmware qui était imbuvable. Les gens trouvaient ça horrible. donc, fait, Apple arrive avec quelque chose qui va plus vite, qui a un peu moins de capacité finalement parce que l'Arcos avait... Le jukebox 6000 à l'époque, à l'arcos, avait 6 gigas de capacité mémoire, mais surtout le coup de génie, c'est la molette, c'est le software qui permet d'aller vraiment très, très vite, etc. Et ils arrivent vraiment, ils révolutionnent le truc quelques années plus tard, en fait, comme ils ont l'habitude de le faire. Alors, ils ne l'avaient pas révolutionné avec le Newton et il n'avait pas révolutionné avec avec les autres choses. Mac, le Mac cube dont vous parliez, mais là, ils arrivent avec un coup de génie. là ils
Benjamin Vincent: Oui.
DoM - Ed'ItEd: planter tout le monde et avec quelque chose qui était plus cher. Déjà.
Benjamin Vincent: Alors justement,
Gilles Dounès: Et tu...
Benjamin Vincent: tombe bien que tu parles du prix parce que c'est la question de Jean-Christophe dans le chat. Jean-Christophe demande quel était son prix à l'époque au lancement de l'iPod. c'est quoi ? C'est novembre, le lancement de mémoire.
DoM - Ed'ItEd: octobre 2001 en France.
Benjamin Vincent: Je pas, je crois qu'il y a eu un petit délai il y a quelques semaines avant qu'il sorte.
Gilles Dounès: Non, c'est novembre.
DoM - Ed'ItEd: Alors il y peut-être un petit atelier, mais alors octobre aux Etats-Unis, ouais. Non ?
Benjamin Vincent: J'ai le
Gilles Dounès: pourquoi tu viens d'éclat également ? Alors là, je sèche.
Benjamin Vincent: J'ai un souvenir de 15 novembre mais je sais pas si je me trompe. bon, on va vérifier le temps de vous dire ça.
DoM - Ed'ItEd: Bonne journée, merci.
Benjamin Vincent: Le prix Gilles, tu t'en souviens en dollars et en francs Oui en francs ou en euros ? C'était des francs à l'époque ?
Gilles Dounès: Oui, oui, c'était des francs à l'époque. non, c'était des euros déjà.
DoM - Ed'ItEd: Oui on est passé en 2001 non à l'euro.
Benjamin Vincent: ouais c'était...
Jean David: on est passé en début 2002 donc il est sorti en franc pendant deux mois à 3 990 francs
DoM - Ed'ItEd: Ouais.
Benjamin Vincent: là
Gilles Dounès: Louis !
Benjamin Vincent: c'est même plus un retour en arrière
DoM - Ed'ItEd: Google me dit qu'il est sorti le 10 novembre 2001 aux Etats-Unis et fin novembre 2001 en France.
Benjamin Vincent: Voilà
Gilles Dounès: C'est ça quoi.
Benjamin Vincent: est ce que tu peux retrouver les prix en France et aux US ?
DoM - Ed'ItEd: Alors en France, moi, c'est... Ouais voilà, vas-y.
Jean David: Je les ai trouvés pour Jean-Christophe, c'est 399 dollars et 3 990 francs.
Benjamin Vincent: Je me remets pas de parler
Gilles Dounès: Oui ?
Benjamin Vincent: en franc. voilà Jean-Christophe. 399 dollars à l'époque, c'est évidemment beaucoup plus d'argent en 2001 qu'en 2026. à 199 dollars c'est quasiment le prix de la lapel tv aujourd'hui donc forcément
DoM - Ed'ItEd: ...
Benjamin Vincent: c'est difficile à comparer
Gilles Dounès: Oui, a 2 % d'inflation pendant 25 ans.
Benjamin Vincent: à sa sortie gilles est que c'était perçu comme un produit cher ou pas
Gilles Dounès: Oui, je sais pas si Steve s'est jamais excusé de quoi que ce soit, mais il a quand même dit que c'était beaucoup plus cher que le marché, mais qu'il ramenait ça au prix par chanson, par titre qui pouvait être embarqué. du coup, Du fait de sa grosse capacité, effectivement, ça coûtait moins cher au titre que l'ensemble de la concurrence.
Benjamin Vincent: Dans le chat, Jean-Christophe nous dit avec l'inflation, on serait équivalent à 800 euros aujourd'hui, toutes choses égales par ailleurs. Il a fait une autre recherche sur les ventes de l'iPod. de 2008, un demi million d'unités. la première année pleine après le lancement et en 2008, bon là on est six ans plus tard, près de 55 millions d'iPod vendu.
DoM - Ed'ItEd: et pour donner un repère, le SMIC à l'époque en c'était entre 5800 et 6000 francs.
Benjamin Vincent: Et donc on était à 3980
Gilles Dounès: C'est un demi-smeak.
DoM - Ed'ItEd: Le SMIC net, c'était à demi SMIC en fait.
Benjamin Vincent: c'était un peu plus d'un demi-semi.
Gilles Dounès: mais c'était déjà un succès non négligeable dans la mesure où c'était seulement accessible aux Mac, aux gens qui possédaient un Mac, avec un câble Firewire, c'est-à-dire depuis l'iMac, en grosso modo, c'est-à-dire depuis trois ans.
Benjamin Vincent: Ouais... Oui, oui...
Gilles Dounès: Il a vraiment une adoption qui n'est pas négligeable et ça va nous faire augmenter au fur et mesure des initiatives et des décdés.
Benjamin Vincent: C'était un peu le début du principe de l'effet halo, Gilles.
Gilles Dounès: Alors le défi de Allon, c'est venu après.
Benjamin Vincent: Mais il avait quand l'idée que Firewire, ça veut dire il faut avoir un Mac à l'autre bout pour le brancher et faire les transferts. Du coup, commence à créer l'écosystème.
Gilles Dounès: Oui, c'est arrivé en 2004 cette expression, crois, sous la plume d'un journaliste américain. ce qui est très drôle, c'est que je n'y pense, c'est que Dominique parlait de l'interface utilisateur et du firmware absolument lamentable. de l'Arcos, fait, Apple s'est appuyé sur un firmware qui était en fait au départ destiné au téléphone portable et il a été adapté. et c'est une façon, un truc qui nous permettait de naviguer dans les contacts par exemple.
Benjamin Vincent: Je corrige Didier dans le chat, ce ne sont pas des faits qui disent alo mais c'est bien l'effet alo avec un H et un seul L Didier. Il le sait très bien,
Gilles Dounès: l'effet de halo HRLO. J'avais beaucoup pesté à l'époque.
Benjamin Vincent: il le sait très bien mais il voulait avoir une raison de sortir donc voilà tu l'as trouvé
DoM - Ed'ItEd: C'est ça.
Benjamin Vincent: Didier.
Gilles Dounès: j'avais beaucoup pesté à l'époque parce que...
Jean David: C'était le pixel que tu cherchais, je pense.
Gilles Dounès: Pixel oui c'est ça. J'avais beaucoup pesté à l'époque avec cet effet de halo parce que cet effet de halo ne dure pas. S'il y a des éléments contradictoires qui arrivent, tout se casse la figure et ça devient conductif. Or Apple n'arrêtait pas de... faire référence et de s'approprier et de mettre en avant cette histoire d'effet de halo de l'iPod pour le reste de son offre. Et on a vu qu'il aurait eu le tour de bâton.
Benjamin Vincent: Alors Gilles, pour terminer sur ce fameux disque dur Toshiba, tu as une histoire à nous raconter je crois qui concerne Peter Jackson pendant le tournage de la trilogie du Seigneur des Anneaux.
Gilles Dounès: Oui, pour les deux tours et pour le retour du roi, fait, les éléments de tournage faisaient les allers-retours, entre la Nouvelle-Zélande et le studio Pinewood à Londres, avec un assistant qui avait les... les données,
Benjamin Vincent: les images
Gilles Dounès: les images dans un iPod incognito puisqu'il y avait déjà une pression, le premier volet était sorti et Peter Jackson travaillait à Londres sur son Powerbook G4 avec l'iPod en tant que disque dur externe. il avait un écran cinéma display et il faisait ces indications de montage etc. et il donnait ces indications à son équipe qui était restée en Nouvelle-Zélande avec une solution de vidéoconférence, de visioconférence. C'est ça.
Benjamin Vincent: le Zoom de l'époque quoi, l'ancêtre de Zoom.
Gilles Dounès: C'est quand même fou, on est en 2001-2002.
Benjamin Vincent: Je crois que tu parles de un demi-terrain
Jean David: me rappelle un petit
Benjamin Vincent: de séquences numérisées qui a voyagé comme ça. Allez Jean-David !
Jean David: me rappelle une petite anecdote personnelle. Moi mon premier iPod, c'était un iPod mini que j'ai acheté sur un coup de tête. me souviens, je m'emmerdais à Saint-Etienne. J'étais en déplacement professionnel et j'étais à la FNAC et j'étais reparti avec un iPod mini. l'anecdote, c'est que ça m'a fait me souvenir qu'il avait cette fonction de disque dur. J'avais complètement oublié. Alors qu'à l'époque, j'étais très sceptique sur le côté musique, mais je me suis dit, à moi, ça va me faire un disque dur externe. Donc, je vais l'acheter pour ça. et je ne l'ai jamais utilisé pour ça. Je suis tombé amoureux du côté
Benjamin Vincent: Mmh.
Jean David: musique et remporté et surtout de l'intégration avec iTunes, mais pas du tout du disque d'air.
Benjamin Vincent: C'est marrant. alors moi, juste pour vous raconter, même si ce n'est pas passionnant, le jour de la sortie de l'iPod, le tout premier, je suis à Londres pour un salon et je ne me souviens pas du tout de quel salon il s'agissait. Mais il me semble qu'il sortait en Angleterre avant de sortir en France. Et donc, j'ai acheté le mien à Londres. Je me souviens très bien de l'ouverture de la boîte, de l'allumage, de la synchronisation et de l'envoi des premiers morceaux dans l'époque. j'avais trouvé ça fabuleux. Moi, j'avais, tant pis, j'avais 11 ans quand on m'a mis sur les oreilles un casque de Walkman Sony. Et je pense que c'est un des jours m'ont le plus marqué la première sensation d'écoute à l'époque avec un casque de Walkman. C'était fou et c'est une sensation que j'avais jamais vraiment retrouvée qui s'est reproduite le jour où j'ai acheté mon premier Ipod. Quand j'ai vu combien s'était vendu un Ipod non déballé il y a quelques mois, me suis dit j'aurais tellement dû pas y toucher.
Gilles Dounès: C'est comme des actions de la même époque, on l'a jamais acheté.
Benjamin Vincent: Non, mais c'est vraiment, c'est pas compliqué. T'achètes un iPod, tu l'enterres et puis 25 ans après, dis tiens mon iPod. bref, tant pis, je n'ai pas fait. Bon, alors ça, c'était le tout premier iPod. Gilles, c'est comme ça que ça a commencé. Steve Jobs prenait un risque ou pas en lançant l'iPod?
Gilles Dounès: ils prennent un risque en ne lançant pas l'ipod. y avait un risque oui en termes d'image mais ils ne pouvaient pas...
Benjamin Vincent: Les personnes les attendaient sur ce marché, s'ils ne le faisaient pas, ça aurait manqué à personne.
Gilles Dounès: Oui mais il fallait, ce que j'essayais de dire, avec l'aide d'un autre consultant qui s'appelle Geoffrey... Geoffrey Moore, ont complètement reconfiguré, c'est vraiment important d'avoir ça à l'esprit, ils ont reconstruit, reconfiguré la société autour de cette notion de musique et autour de l'iPod et autour d'iTunes et d'iTunes Music Store, y compris dans la façon de réfléchir au marché. C'est vraiment un truc qui est... qui est extrêmement important à garder à l'esprit quand on s'intéresse à Apple en tant que société. Sinon, ils auraient continué à vivoter avec leur 2 % de part de marché, même en se faisant tailler des coupières par Microsoft puisque c'était le moment, c'est l'acme de la... de la domination et de l'aura de... Je ne pas parler de l'effet de halo, mais de l'aura de Windows avec Windows XP. Les gens s'en vont. Mac OS X n'est pas prêt, la peinture n'est pas sèche, comme dit Fabrice Noemem. Donc il fallait qu'ils fassent quelque chose et qu'ils fassent ça, parce que les kids... se plaisait sur Windows puisque c'était là où ils pouvaient partager la musique piratée et ils étaient complètement mis sur la touche. En fait, ils auraient vécu dans un ghetto et un marché de niche de la vidéo.
DoM - Ed'ItEd: allez peut-être en parler tout à l'heure plus tard mais il a pas autre chose, ça ne pas au delà de l'objet aussi ce qui se passe à ce moment-là pour Apple. Je parle dans le monde de la musique, c'est à dire qu'en fait c'est la guerre à l'époque avec Napster, les gros, les Madonna, les Metallica, font des, je crois que c'est eux les premiers, je crois que c'est Madonna et Metallica qui ont fait des procès. un absterre pour la musique dématérialisée et Apple arrive quand même avec un truc qui est totalement... enfin je Steve Zubble on l'a vu tout à l'heure sur la vidéo, il sort un truc qui est dans sa poche dans lequel on peut mettre 1000 morceaux à une fulgurante pour l'époque. pense... enfin je sais pas, je me demande si ça n'a pas eu un impact quand même. Oui.
Benjamin Vincent: Il y a plein d'artistes qui refusent d'aller sur le digital.
DoM - Ed'ItEd: Et puis il a autre chose derrière, il iTunes, a tout ça, y a toute
Gilles Dounès: Science...
DoM - Ed'ItEd: la manière de gérer sa musique.
Gilles Dounès: Oui, c'est la raison pour laquelle il y avait marqué sur l'iPod, il y avait un autocollant sur l'écran où il y avait marqué « Don't steal the music » en français, en anglais, en allemand et en japonais comme je le disais tout à l'heure. Et c'est la raison pour laquelle ils avaient passé je ne pas combien de temps à collecter sa mine CD pour distribuer au...
Benjamin Vincent: Mmh.
Gilles Dounès: journalistes, à partir de là, ils ont commencé à travailler en en montrant combien ils étaient soucieux, bon élève, au fait des difficultés du secteur, ils ont commencé à travailler avec les médias sur cette solution musique globale où il valait mieux acheter, il valait mieux vendre à un prix maudit. de la musique plutôt que de ne pas la vendre du tout et de se la laisser voler. Et donc on va arriver au concert d'excellentes transitions. Merci Dom. On arrive comme ça au lancement de l'Hitunes Music Store en avril 2003.
Benjamin Vincent: absolument donc on est un an et demi après le tout premier ipod c'est ça gil
Gilles Dounès: Il a fallu négocier pied à pied avec les moguls de Los Angeles.
Benjamin Vincent: Ça veut dire que jusque là, ceux qui achètent un iPod font eux-mêmes leur importation depuis leur CD et synchronisent la musique avec l'iPod. Il n'y a pas de magasin.
Gilles Dounès: C'est ça. alors parce qu'il y avait quand même un gros soupçon avec une autre partie, avec une partie des artistes, ils lancent des IMAX avec un lecteur graveur de CD coloré et avec iTunes. titre, c'est en 2001, janvier, c'est Rip, Mix, Burn, c'est à dire Ripper, c'est-à-dire piller en même temps, mais ripper, c'est extraire, bixer et graver. donc, c'est...
DoM - Ed'ItEd: Ouais.
Benjamin Vincent: Non, RIP, c'est pas pillé, que
DoM - Ed'ItEd: J'avais ce mot en tête, ouais.
Benjamin Vincent: RIP, veut dire que tu as acheté le CD.
DoM - Ed'ItEd: ça.
Gilles Dounès: Oui, ça peut être aussi. C'est comme ça qu'ils jouaient sur le double sens. Il y avait une notion de prédation, double sens, qui avait été monté en avant par les industriels de la musique, du disque, en disant qu'ils veulent vendre de la ferraille, de l'électronique sur notre dos. et nous laissait voler la musique. Donc il fallait trouver quelque chose de vertueux, en même temps quelque chose de moral pour Steve en disant, a lancé, on va le voir, a lancé de iTunes Music Store en disant c'est du bon karma parce que vous ne voulez pas la musique des artistes.
Benjamin Vincent: Alors justement, on va se téléporter une deuxième fois dans le passé. La promesse, c'est aussi qu'on vous fasse revivre ces grands moments de l'histoire de l'iPod au fil des années et des générations. On est donc en avril 2003 et voilà un petit bout de ce qui s'est passé. Voilà comment Steve Jobs a présenté les conditions d'utilisation de cette iTunes Music Store. est en avril 2003, Gilles, et il a fait le boulot préliminaire pour mettre tout le monde d'accord en fait.
Gilles Dounès: C'est ça, d'autant que en réaction à ce pillage généralisé des catalogues, les majors du disque, les Big Five, on essayé de en place des solutions, avaient essayé de mettre en place des solutions maison, chacun de leur côté, et ils voulaient bien vendre. Alors sous le système de la subscription, des choses extrêmement limitées et avec des usages, on ne pas faire de CD, à la limite pour la musique classique, c'était tout. comme s'ils voulaient vendre la musique, mais pas qu'on puisse l'écouter. C'était ça le dilemme et le noeud coulant avec lequel l'industrie était en train de s'étrangler elle-même. Et Steve arrive avec cette solution, avec son chef des services. en éq qui était là alors il y avait quelque chose on avait vu à l'époque j'avais eu la pisse à l'oreille c'était un tout petit peu avant de être en février ou mars on avait vu et d'éq le vp donc d'apple qui qui était au midem de canne au marché international de la musique. J'avais dit, tiens, il a un truc qui se passe.
Benjamin Vincent: Hmm.
Gilles Dounès: Et en fait, il avait finalisé les accords au dernier moment, même si c'est Tim Cook et Steve qui ont beaucoup appuyé la suite.
Benjamin Vincent: Le Midem c'est en début d'année, c'est en mars non ?
Gilles Dounès: Oui, c'est ça. là, est en février, là. 27 avril. Oui, c'est ça.
Benjamin Vincent: On est un mois plus tard à peine. On va avancer dans le temps. C'est une année chargée 2003 pour Apple et la musique. est en octobre 2003. Qu'est-ce qui se passe ce jour-là, Gilles
Gilles Dounès: Alors Apple montre une troisième génération d'iPod qui sont dockables avec le connecteur 30 broches qu'on a connu pendant des années et des années. puis Steve annonce qu'il a autre chose. y a un Wood Morphing. va lancer. On va voir. Je vous laisse la surprise.
Benjamin Vincent: On va peut-être traduire en français les premiers mots qui vont apparaître à l'écran.
Gilles Dounès: Oui, il dit l'équivalent de quand les poules auront des dents. fait, quelque chose qui va se passer, quelque chose qui était inimaginable chez Apple, qui arriverait quand les poules auront des dents, en anglais, c'est quand il gèlera en enfer.
Benjamin Vincent: regarde ce qui s'est passé. Il est toujours bon pour trouver la formule. La meilleure app
Gilles Dounès: Oui, il y a 9...
Benjamin Vincent: pour Windows, c'est iTunes.
Gilles Dounès: Il refera la même chose quand il sortira une version de Safari pour Windows. Il dansera en disant « c'est comme donner à quelqu'un qui est en enfer
Benjamin Vincent: Bon et quand toi tu écrivais déjà autour de l'actu Apple à ce moment là Gilles, je crois que avais chargé dans ton papier, tu n'étais pas du tout content de cette ouverture au monde Windows.
Gilles Dounès: Un an j'étais en pétard, d'abord l'arrivée de l'USB, j'ai parlé du connecteur 30 broches à un bout, mais à l'autre bout il y avait un USB, c'était l'interface Windows PC par excellence, en oubliant que c'était l'iMac le premier qui l'avait adopté. Et puis je me suis dit mais qu'est-ce qu'ils vont faire là ? au lieu d'attirer les utilisateurs de PC vers le Mac avec l'iPod, ils vont à Canossa, ils ploient le genou et ils deviennent presque un élément de l'écosystème Windows. puis en plus, comme Johnny Cash était décédé la semaine précédente, il s'avait mis... des grands portraits de Johnny Cash partout dans le... Il y en avait deux énormes sur chaque côté du plateau du Moscone Center. Je m'étais bien... J'avais été... Je n'avais pas été avec le dos de la cuillère en disant qu'il voulait se faire du fric et que d'autres n'apportent la preuve, etc. Fault. Fault parce qu'une semaine après, c'est là où j'ai commencé à réfléchir, une semaine après, ils ont publié des... les chiffres de vente de l'iPod, on voyait depuis le lancement de l'iTunes Music Store PC, les ventes d'iPod qui ont augmenté gentiment depuis sa sortie se sont mises à augmenter de façon exponentielle et c'est là où je me suis dit Il a peut-être quelque chose là, faudra à l'avenir essayer de comprendre avant de raconter n'importe quoi et de foncer tête baissée avec des idées russes.
Benjamin Vincent: Alors,
DoM - Ed'ItEd: Non, veux dire, c'est un smart move en fait. Il faut un ordi pour
Benjamin Vincent: Marie.
DoM - Ed'ItEd: utiliser iTunes et pour relier son iPod, pour mettre de la musique sur son iPod. PC Windows, c'est combien ? C'est plus de 80 % de part de marché à l'époque, pense. 90%, c'est un
Gilles Dounès: oui, 90 à l'époque, 94.
DoM - Ed'ItEd: smart move. Il faut pas chercher bien loin.
Jean David: Je pense que c'est vraiment un épisode
Benjamin Vincent: Bon, ouais.
Jean David: dans la vie de Steve Jobs où il a fait preuve d'adaptation. Tout cette histoire de l'iPod, c'est tout à fait ça. Je ne vraiment pas persuadé qu'il avait une grande vision à long terme sur Apple et le monde de la musique au début. D'autant plus qu'on était dans un contexte où en théorie, n'avait pas le droit d'y aller avec les histoires d'Apple Corp et tout ça. je pense qu'il a vraiment eu l'appétit qui est venu en mangeant. Il a sorti l'iPod parce que... C'était opportuniste et un bon moyen de se diversifier. Quand il a commencé à voir que ça marchait, il est allé de manière opportuniste sur des négo avec Eddie Q, les éditeurs de musique, parce qu'ils sentaient que c'était le bon moment et qu'ils étaient cuit. C'était vraiment le moment où on pouvait leur tordre le gout. Et puis le truc du virage Windows, a contrarié Gilles, mais ça n'a pas été le seul. Et puis ça a contrarié Steve Jobs lui-même, qui n'en a pas voulu pendant deux ans avant de céder et de dire, OK, c'est le smart move à faire, comme dit Dom. Et je pense que dans l'histoire de Steve Jobs, c'est l'épisode où il a le plus fait preuve d'adaptation, souplesse. Et ça a été gagnant au-delà de toute espérance.
DoM - Ed'ItEd: Il a vraiment compris le truc parce
Gilles Dounès: Faut vraiment...
DoM - Ed'ItEd: que à l'époque, pardon Gilles, mais j'ai très très vite là dessus, à l'époque Apple, si je dis pas de bêtises, n'a pas encore le droit de faire de la musique normalement. Ils sont en procès avec les Beatles qui ont le nom Apple aussi. Et en fait, pour sortir de ce bourbier, ils disent on viendra pas en tant qu'Apple sur la musique. Et ils y viennent avec iTunes, ils y viennent comme des dingues et ils se font défoncer évidemment par les avocats des Beatles, etc. Et ils régleront ça à coups de millions de dollars. ça rejoint ce que tu dis, Jorda Vich, pour ce que Steve Jobs, a vraiment compris qu'il fallait y aller là.
Gilles Dounès: Il faut vraiment garder à l'esprit que c'était dans les cartons de la proposition de Tony Fadel, cette solution à trois étages. Ce tripod, le device, le logiciel et la boutique en ligne, c'était là dès le départ et il a fallu un an et demi vraiment aller travailler au corps pour qu'ils soient étranglés. fait, en 2003, ils touchent le fond du... ils touchent le fond de la piscine. Il a fallu qu'Apple soit là pour les aider à remonter parce que sinon ce noyé ce n'est pas un truc petit à petit. C'est vraiment quelque chose qui est pensé au départ, même si je pense que vous avez raison, pour le coup, Jobs a été obligé de... de passer ou alors il a pu garder une chasse, une protection le temps que ça monte. il a extrêmement bien fait. En 2005, la moitié des gens qui poussaient la porte d'un Apple Store, c'était des utilisateurs de PC aux États-Unis, puis dans le monde ensuite. c'était des utilisateurs de PC à cause de l'iPod.
Benjamin Vincent: Alors Gilles, on va continuer à dérouler la chronologie et on n'avance pas de beaucoup. On va se retrouver trois mois plus tard puisqu'on est à Macworld Expo San Francisco qui avait lieu en janvier, si je me trompe pas. 2004. Et là, c'est le lancement d'un nouveau format d'iPod, celui que Jean-David a. À qui dont il nous parlait tout à l'heure
Gilles Dounès: Oui, le truc de la réflexion continue à réfléchir, à réfléchir sur l'état du marché. Et ils ont un gros tiers du marché du portable, du baladeur avec le... Ce plus des MP3, c'est du MP4, maintenant, de l'AAC. Ils ont un gros tiers du marché et le reste, c'est du flash. et se disent mais qu'est-ce qu'on va pouvoir faire pour prendre davantage de ce gâteau et avec une façon qui apporte quelque chose aux utilisateurs. Ils ont réfléchi en termes de taille, de prix, fonctionnalité et puis ils vont sortir le... l'iPhone mini coloré. Tu nous as pas dit qu'il était gris, c'est ça ? Non, c'est Jean-Dominique.
Jean David: Non mais tu devines bien il était gris
Benjamin Vincent: Hmm. On va voir comment ça s'était passé au mois de janvier 2004.
Gilles Dounès: Oui.
Benjamin Vincent: Le lancement de l'iPod mini par Steve Jobs. tout à l'heure je me suis trompé j'ai parlé de click wheel mais c'était un peu trop tôt c'était la scroll wheel sur les premiers modèles d'ipod,
Gilles Dounès: C'est ça.
Benjamin Vincent: c'est que jobs vient de montrer justement
Gilles Dounès: C'est le premier à l'avoir en fait.
Benjamin Vincent: Bon ce mini, je revois les images. En fin de compte, trouve que passer de 10 000 sur l'iPod standard à seulement 1000 sur le mini, c'était un vachement gros compromis.
Gilles Dounès: Oui, mais trois ans avant, même pas deux ans demi avant, on était sur ce format de 1000.
Benjamin Vincent: vrai oui 1000 c'était la capacité de départ du tout premier iPod et elle était passée à 10 000 sur le modèle en ce début 2004
Gilles Dounès: C'est ça.
Benjamin Vincent: donc deux ans deux ans et demi plus tard tu l'as toujours ton iPod mini Jean David
Jean David: Non, hélas, je l'ai perdu dans un déménagement. Je l'avais donné à un de mes fils et puis après c'est parti pour perdre ses fracas. Mais j'en ai un très bon souvenir. Puisqu'on a remémoré les souvenirs, voulais juste pour qu'on se donne une idée de ce que c'était à l'époque. Qu'est qu'il y avait dans la boîte d'un Ipod mini ? Il y avait l'Ipod, sûr. Il y avait un câble Firewire, y avait un câble USB, y avait des écouteurs, il y avait un clip pour la ceinture et il y avait le bloc secteur, bien entendu. C'était à Noël avant l'heure, quand on ouvrait son boîtier à l'époque. puis, sans compter par exemple ce qu'on a aujourd'hui.
Benjamin Vincent: Il a plus grand chose dans la boîte.
Gilles Dounès: C'était pas de l'USB, tu es sûr ?
Jean David: Il y avait les deux, y avait un câble Firewire et un câble USB.
Benjamin Vincent: C'est vrai que ça semble étonnant qu'on puisse mettre une prise import femelle Firewire sur le Mini. Mais si tu le dis, on te croit.
Jean David: Non, sur le Mini c'était un 30 broches mais à l'autre bout il y avait soit du Firewire soit du USB et les deux câbles étaient fournis.
Gilles Dounès: Les deux.
Benjamin Vincent: à l'autre bout ok d'accord ok 30 broches d'un côté pour les deux et après c'est l'extrémité qui l'autre extrémité qui changeait
Jean David: C'est vrai que quand j'ai eu cet iPod mini, le device m'a plu, ce qui m'a vraiment enthousiasmé, c'était l'intégration et la capacité de synchroniser sans qu'on se pose la moindre question. Ça paraît
Benjamin Vincent: Oui.
Jean David: naturel aujourd'hui, c'était révolutionnaire le fait que
Benjamin Vincent: Vous avez raison, oui.
Jean David: comme par magie, on le plugait, on attendait un peu et puis
Benjamin Vincent: Ouais.
Jean David: les morceaux étaient là.
Benjamin Vincent: on pouvait partir avec.
Jean David: Je me souviens quand je suis rentré de cette fameuse snack, j'avais déjà un Mac à l'époque, quand je l'ai plugé, j'étais allé prendre une douche, j'étais reparti ensuite faire une petite balade dans la rue, sans que j'ai rien fait en fait, il était chargé de tous mes morceaux et j'avais plus qu'à l'utiliser. D'un moment, m'évoquait les logiciels Arcos ou les équivalents, c'était un cauchemar, il fallait vraiment être
Benjamin Vincent: A vous.
Jean David: ingénieur pour savoir les utiliser. C'est ça qui a été le gros coup de cœur de me dire que j'aimais mon maquemé. Je me suis dit que je rentre dans une famille et c'est là où je suis tombé amoureux de tout cet écosystème
Benjamin Vincent: ...
Jean David: qui était naissant, avec ses deux briques à l'époque. C'est ça qui s'est étendu par la suite.
Benjamin Vincent: ...
Gilles Dounès: Il faut souligner un truc, c'est que cette fameuse facilité de synchronisation, d'une part on l'a droit à un ingénieur français qui s'appelle Jean-Marie Hulot, qui décédait malheureusement, et qui était un ami de style qui bossait avec lui depuis Next, et qui était au départ destiné au téléphone portable. pour la synchronisation des carnets d'adresse. On revient
Benjamin Vincent: Oui.
Gilles Dounès: sur le logiciel PIXO et c'était le dernier argument qu'on pouvait avoir en 2001-2002 pour continuer à rester attaché à son Mac parce que les PC étaient incapables de faire ça. Et très intelligemment, ils ont su l'intégrer dans... dans l'éthique de Musixtory et dans les pubs.
Benjamin Vincent: Alors Apple va continuer à diversifier les formats d'iPod. Là on va avancer d'un an puisqu'on se retrouve à la Macworld Expo de San Francisco, mais la suivante donc janvier 2005. Et là Gilles, ça va être l'annonce d'un nouveau format d'iPod, l'iPod Shuffle. Là il n'y a plus grand chose sur la façade.
Gilles Dounès: Il n'y a plus rien. fait, on a une espèce de grand thermomètre, mais on le branche directement sur la prise USB. puis surtout, Apple, là, a pris en compte. C'est là où apparaît cet effet de halo sous la plume du journaliste dont tu parlais tout à l'heure, Benjamin. les gens qui utilisaient la fonction shuffle qui était apparue sur la génération précédente d'iPod avaient l'impression que le logiciel, l'iPod lui-même choisissait pour eux le morceau le plus adéquat, le plus en rapport avec les émotions et ce qu'ils étaient en train de vivre. Et c'est de là qu'est né le... l'expression « soundtrack of your life », c'est-à-dire
Benjamin Vincent: Mmh.
Gilles Dounès: la bande son de votre vie, qu'on entend toujours maintenant par exemple dans la bouche de Rebecca Manzoni, très régulièrement.
Benjamin Vincent: Tout shuffle en anglais c'est battre les cartes aussi donc c'est vraiment la lecture aléatoire quoi. C'est ça
Gilles Dounès: C'est ça.
Benjamin Vincent: l'idée. Bon on va regarder ce qui s'est passé sur la scène du Moscone Center en ce mois de janvier 2005, le lancement de l'iPod Shuffle. Après le jeu de carte, le paquet de chewing gum.
Gilles Dounès: Il y toujours des analogies absolument géniales, peut-être que ça fait partie du cahier des charges au départ dans la réflexion. Mais il faut dire quelque chose aussi, parce qu'on a sauté quelque chose qui nous touche à tous. C'est le lancement de l'iTunes Music Store en Europe en juin 2004 en France, au Royaume-Uni et en Allemagne.
Benjamin Vincent: Mmh.
Gilles Dounès: Je ne sais pas comment vous l'avez vécu, moi j'étais absolument... comme un gamin qui se laisse enfermer dans un magasin de jouets.
Benjamin Vincent: Moi je m'en souviens un peu... J'avais un rapport assez charnel avec le disque et la musique. Je faisais beaucoup les conventions du disque. J'étais un grand collectionneur des disques supports physiques de Police et Sting. Il y avait un nombre de disques rares, d'éditions collector, de pirates, etc. Donc je passais mon temps à farfouiller dans les bacs. Donc j'avoue que la musique dématérialisée à ce point là, c'était pas trop mon truc. En revanche, ce m'intéressait, c'est qu'il y a des morceaux dont je connaissais l'existence, dont je n'arrivais pas à trouver le disque physique. Et je me suis dit que l'arrivée d'un magasin comme ça dématérialisé me permettrait peut-être à défaut d'avoir le vrai disque, au moins de pouvoir accéder. aux morceaux et c'est en gros ce qui s'est passé.
Gilles Dounès: mais il y avait également morceaux des États-Unis, des morceaux allemands, des morceaux anglais, on n'était plus obligé
Benjamin Vincent: A vous, y bien.
Gilles Dounès: de passer par l'import.
Benjamin Vincent: Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. C'est marrant d'ailleurs qu'il y eu un... Pourquoi il eu un... oui, parce qu'il fallait renégocier, j'imagine, les accords avec les maisons de disques en Europe, etc. C'est pour ça que ça a été en deux temps.
Gilles Dounès: C'est ça.
Benjamin Vincent: Bon, le shuffle, on est... Alors, on croit qu'on On croit qu'on est arrivé au format le plus petit. Mais non. Après le mini shuffle, on va découvrir en septembre 2005. je me demande si c'est pas en France du coup. Il n'y a plus d'appel Expo déjà en 2005.
Gilles Dounès: Si, finit en 2000, la dernière est en 2006 ou 2007. non, parce que
Benjamin Vincent: on est peut-être à Paris alors, en septembre 2005.
Gilles Dounès: c'est le moment où Apple commence à désynchroniser les annonces de nouveaux produits de l'Apple Expo. c'est quelques jours, une semaine avant toujours l'Apple Expo de Paris et on a les produits à Paris sur le... sur le salon mais les annonces sont faites sur une keynote, on ne trimballe plus tout le monde au palais des sports ou à la porte de Champéret. Si, j'ai dit une bêtise,
Benjamin Vincent: Ouais. Bon, en tout cas, on est...
Gilles Dounès: en 2004 il y eu une dernière annonce qui était l'Imag G5.
Benjamin Vincent: Ok, bon en tout cas là on est en septembre 2005 et on va découvrir le plus petit des iPods de la famille. On a enfin compris à quoi servait cette mini poche de jeans depuis
Gilles Dounès: C'est pour le moment, non ?
Benjamin Vincent: ce jour de septembre 2005.
DoM - Ed'ItEd: Finalement c'est même pas celui-là le plus petit encore, il y a encore plus petit sans écran après derrière.
Benjamin Vincent: Non c'est vrai en plus t'as raison.
Gilles Dounès: dont il y aura un cheveu le butin.
Benjamin Vincent: Il a le tout petit carré, je ne pas qu'on va le voir parce que on est là un peu plus...
Gilles Dounès: Il est en 2007, 2008.
Benjamin Vincent: Septembre 2005, on est à un peu plus d'un an de la présentation de l'iPhone et Gilles, va être la prochaine étape en fait.
Gilles Dounès: Oui, là, on a quelque chose de vraiment extrêmement important dans la façon de fonctionner l'Apple et sa façon de faire de l'industrie et du business avec ses partenaires. C'est-à-dire qu'ils vont mettre dans un premier temps tout un trimestre de bénéfices à acheter. l'entièreté de la production d'un producteur de Samsung, le plus gros producteur de mémoire flash, et dans l'année, le trimestre qui suit, au début de l'année l'année 2005-2006, ils vont acheter l'ensemble de la production. des cinq plus gros fabricants de mémoire flash, c'est à dire toute une année de bénéfices. Et donc il n'y aura plus de mémoire flash pour l'ensemble de l'industrie ou à part quelques liens. Et ils vont continuer, ça va asseoir la nomination de l'iPod Nano et... ça va servir de matrice pour la façon de fonctionner d'Apple. Ensuite, pour le reste de son existance jusqu'à maintenant, ils ont fait ça pour les écrans capacitifs projetés pour l'iPhone. va y venir et ils vont faire ça, par exemple, pour la production. Ils le font encore, la production de TSMC en 3, en 2 nanomètres. Chaque fois qu'il y a un composant clés, composant maître, ce qui leur donne un avantage sur le reste de l'industrie, arrivent, ils mettent l'argent qu'il faut pour fabriquer les usines. Cet argent-là était pour que les fabricants de mémoire NAND, de mémoire FLASH, construisent des usines et travaillent exclusivement pour... Alors même que ça faisait deux ou trois ans qu'ils recommençaient à faire des bénéfices à peine.
Benjamin Vincent: Oui, donc ils virouillent le marché, quoi.
Gilles Dounès: Non, ils ont tellement souffert du passé après les autres quand ils avaient besoin de composants qu'il a pas de raison, ils jouent gagnant.
Benjamin Vincent: Donc on se retrouve en janvier 2007.
Gilles Dounès: On se retrouve le...
Jean David: J'ai une petite question quiz pour vous. même temps que l'iPod Nano, à la même keynote, y a eu un produit abominable qui a été lancé. Est-ce que vous savez lequel ? Vraiment une horreur.
DoM - Ed'ItEd: En 2005, donc, sur ce qu'on vient de voir ?
Jean David: Tout le monde l'a oublié et
Gilles Dounès: En 2005.
Jean David: pourtant c'est un lien très fort avec l'iPhone. En même temps, y a eu l'annonce du Motorola Rocker, était un téléphone
Gilles Dounès: Oui oui oui
Jean David: de chez Motorola qui intégrait un iTunes Store et qui était une horreur.
Benjamin Vincent: ...
Jean David: La présentation par Steve Jobs a été une catastrophe. Il n'a même pas réussi à l'utiliser pendant la keynote. Je ne pas si c'était voulu ou si il était furieux de ça,
Gilles Dounès: c'est skid
Jean David: je pense qu'il est sorti de cette présentation avec une envie furieuse de sortir l'iPhone au plus vite. Il était dans les cartons, bien sûr, c'était en tout cas très représentatif
Gilles Dounès: Furex. Non, non, C'est ce qui les a décidés.
Jean David: de ce que l'iPhone devait faire parce que l'existent était horrible.
Gilles Dounès: C'est ce qui les a décidé définitivement à sortir le téléphone à leur sauce parce que justement ils n'arrivaient pas à avoir ce qu'ils voulaient de la part d'un partenaire.
Jean David: C'est pour ça que
Benjamin Vincent: Bon !
Jean David: je dis que cette présentation est clé chez Apple, même si c'est un produit oublié et fort heureusement, mais
Gilles Dounès: Oui.
Jean David: c'est là que ça s'est passé.
Benjamin Vincent: Donc on y arrive à ce mois de janvier 2007.
Gilles Dounès: Oui.
Benjamin Vincent: Bon, allez, on va se faire un petit plaisir. minutes 29 pour revivre
Gilles Dounès: On y est, c'est au début.
Benjamin Vincent: cette annonce dont on se souvient tous qu'on ait été sur place qu'on l'ait vu à distance ou qu'on l'ait découverte depuis ça reste quand même des très très grands moments Bon, je revois ces images toujours avec de l'émotion et toujours la chair de poule. Gilles, va redire qu'on était dans la salle tous les deux ce jour-là, avec Elie aussi d'ailleurs. Moi, j'ai rencontré Elie en sortant de cette conf, de cette keynote. Je revois cet extrait qui a marqué l'histoire. J'avais oublié qu'il le sortait de sa poche une fraction de seconde avant de le remettre dans sa poche. Est-ce que par hasard tu avais chopé cet instant-là ? Toi qui prenais des photos ?
Gilles Dounès: Non. Je ne pas si vous avez vu, moi j'étais au coin à gauche.
Benjamin Vincent: non, on n'a pas vu, on ne t'a pas vu. Il y avait un petit côté, est Charlie ? On ne t'a pas vu dans la foule, mais t'étais toute à gauche.
Gilles Dounès: blague pas je n'ai pas vu par contre moi j'ai vu ensuite c'était un iPhone non fonctionnel par contre ce que j'ai vu et ce que j'ai vu je suis aperçu enfin je me suis posé la question et je l'ai vu ensuite en dérochant les photos il y avait trois, trois devices d'ailleurs un iPod écran large, téléphone et puis un truc de communication internet. moi, j'étais juste derrière, pile poil comme il fallait, derrière le pupitre dans l'axe, deux trois quarts, et sous le voile qui cachait... va les commencer à utiliser il n'y avait donc pas un mais trois iphones pour les trois fonctions
Benjamin Vincent: Hmm.
Gilles Dounès: J'ai la photo qui montre ça. On en avait parlé du temps de Huyck sur Watch.
Benjamin Vincent: ...
Gilles Dounès: Mais il a ce machin-là et je reste persuadé qu'il n'était pas fini au moment où ils l'ont montré. Il y avait
Benjamin Vincent: Aie.
Gilles Dounès: une réunion qui est passée à la postérité où rien n'était prêt alors que je que c'était LG. avait annoncé quelque chose et montré quelque chose avec un écran capacitif projeté pareil. Tout le monde était défaits et Steve était rentré dans la réunion et n'avait rien dit. Il n'avait pas poussé de gueulante, de colère comme il savait si bien le faire et n'avait rien dit. et tout le monde s'était mis au travail d'arrache-pied pour être prêt à avoir quelque chose à montrer en janvier. Et l'iPhone des sorties fin juin 2007, et les premières personnes qui ont ouvert ont dit, on aurait dit que les composants étaient jetés au hasard et que le logiciel était pas à y niffer ni à faire, c'était des empilements de script. à tel point que les protections ont été cassées dans les quatre semaines qui ont suivi.
Benjamin Vincent: L'iPhone aussi, est-ce que c'est pas le début de la fin de l'iPod ? qu'il intègre finalement toutes les fonctions qui étaient exclusives aux iPods jusque là. est 15 ans avant la fin, mais est-ce que c'est pas le début de la fin
Gilles Dounès: c'est l'évolution enfin c'est souviens-toi McQuasD s'a été vendu comme dit Jean David comme l'évolution des espèces et à tel point que le noyau du système d'exploitation s'appelle Darwin or c'est ça qui est en jeu là c'est à dire que les usages passent dans de l'iPod et sont intégrés dans l'iPhone, un peu comme les Andertalien ont donné une partie de leur patrimoine génétique dans les Cro-Bagnans que nous portons toujours à... à 3 ou 5 % selon les individus ou les virus. a ce patrimoine génétique qui nous a été transmis dans l'évolution et l'iPod a joué ce rôle-là pour l'iPhone. Il a donné ces gènes de baladeurs musicales et ils sont là et ça passera sans doute sur... sur autre chose ensuite mais pour l'instant on en est là de l'évolution des usages pour le coup.
Benjamin Vincent: Alors janvier 2007, cette keynote historique avec le premier iPhone, il sort en juin aux Etats-Unis et en septembre, un événement Apple avec le lancement de ce qui sera la dernière vraie génération d'iPod en fait, Gilles, l'iPod Touch.
Gilles Dounès: Oui c'est ça, c'est à dire qu'on a une évolution dans l'arbre, une branche supplémentaire qui va être un rabot mort en fait, dans cet arbre évolutif. C'est l'iPod Touch qui est un iPhone sans la capacité de téléphoner. il sait naviguer sur internet, sait jouer de la musique, il sait jouer également, il sait prendre des notes etc. Il fait tout ce que fait l'iPhone sauf téléphoner et il est plutôt destiné
Benjamin Vincent: de l'étude de l'éthlématique.
Gilles Dounès: aux enfants et aux ados mais il va mourir de ça, il va s'éteindre doucement parce qu'il va être victime de la durée de vie et de la solidité assez... assez remarquable de l'iPhone qui passe de main en main dans la famille jusqu'à servir de baladeur au junior avec la carte de SIM enlevée.
Benjamin Vincent: Alors cette saga de l'iPhone G, elle va se terminer officiellement le 10 mai 2022. C'est le jour où Apple annonce la fin de l'aventure iPod. Toi qui as tout suivi depuis le premier jour qui a écrit ce bouquin iPod Backstage. Qu'est que tu ressens le jour de cette annonce ?
Gilles Dounès: Je suis un peu triste, un peu déçu parce que je lui voyais quand même une place dans la gamme. si Apple décide de l'arrêter, qu'il sent bien que l'affection n'est plus là, la tendance est passée à autre chose. Et on le sentait d'ailleurs parce que les mises à jour... matériel se faisait de plus en plus espacé. On sait bien comment ça se passe. C'est comme un... un animal domestique qu'on adore et qui prend de l'âge et qui s'alivente de moins en moins. C'est un peu de cette ordre là, c'est un peu de tristesse parce que c'est des choses qui ont une capacité de... de projection et d'anthropomorphisme suscité par les produits Apple qui est quand même énorme, qui mobilise beaucoup d'affects pour ce qui ne reste qu'en définitive que de l'électronique. Or non, on y met beaucoup beaucoup beaucoup de soins et des émotions, d'autant qu'on vous parle dans les oreilles avec un Ipod. C'est ça qui se passe, c'est pour ça que
Benjamin Vincent: C'est vrai.
Gilles Dounès: c'est si ça marche autant. puis la vie de la société, la vie de la fonction continue puisqu'elle incarnée, enfin incarnée non, elle trouve à se réfugier dans un autre. dans un autre device qui, lui par contre, peut être l'objet de Roger. J'ai eu un iPhone, un iPod Tach, parce que je ne voulais pas que mon jugement et le travail qu'on faisait avec Marc sur l'iPod soit pollué par le contact avec l'objet qui a un biais qui s'installe. que ça reste purement analytique mais quand j'ai pu en avoir un je l'avais vraiment je le sentais rarement avec je sens alors que je peux très très facilement garder mon iPhone, laisser mon iPhone à la maison quand je le
DoM - Ed'ItEd: Je me posais la question justement, Gilles, tu parles de la mort de l'iPod et de la fin de la commercialisation et du passage de son usage dans l'iPhone. Tu penses vraiment pas que peut-être pas dans une si grande proportion, mais qu'il y aurait de la place quand même, particulièrement pour nos enfants ou les plus jeunes enfants, pour quelque chose qui ne permette pas... Parce que tu disais, ne permet pas d'aller, d'avoir cette partie communication. Parce que tu disais, sans carte sim, on téléphone pas. Mais on a quand même TikTok, on a quand même WhatsApp, on a quand même tous ces trucs là. moi, je pose cette question parce que j'ai régulièrement des personnes qui m'ont posé la question et qui m'ont dit si je veux que mon enfant qui est petit puisse écouter de la musique, que je puisse lui synchroniser des playlists ou je puisse lui mettre de la musique, qu'est qui existe ?
Gilles Dounès: les enceintes connectées auxquelles on demande, dit machin, mais moi les...
DoM - Ed'ItEd: Oui mais pour que le gamin puisse partir avec et qu'il être dans le même coucou dont tu parlais tout à l'heure en disant on te parle dans les oreilles quoi en fait.
Jean David: Pour moi, y a une vraie piste qu'aurait pu explorer Apple, qu'il n'a jamais exploré, c'est l'Apple Watch. Ballade-toi avec une Apple Watch et une LTE en ville. Utilise Apple Music et tu auras quelque chose qui ressemble à mon sens le plus proche de l'expérience de l'iPod. C'est le fait de ne pas être perturbé par 10 000 communications et de se focusser sur des choses. Et sur le marché des enfants, pense qu'Apple a vraiment loupé le coche sur fait d'avoir une mini Apple Watch qui puisse jouer ce rôle-là, dépouillé, mais où on va à l'essentiel. Et pour moi, le successeur de l'iPod,
DoM - Ed'ItEd: Et avec un petit...
Jean David: c'est l'Apple Watch, mais ça n'a jamais été vraiment vécu comme ça.
DoM - Ed'ItEd: Ouais, mais sans port mini jack, ça devient compliqué parce que tu vas devoir avoir des AirPods aussi pour le gamin, etc. Alors que là, il y avait vraiment quelque chose d'assez facile. Je peux vous raconter une toute petite anecdote. mon neveu qui a 10 ans. Son père cherchait justement quelque chose et il a trouvé quelque chose qui s'apparente à ce qui ressemble à un iPod Touch, mais qui n'en est pas un en fait. Le gamin n'a jamais connu. Il est né en 2016. Il n'a jamais
Benjamin Vincent: Hmm.
DoM - Ed'ItEd: connu les iPod, mais il dit Je vais chercher mon iPod. Attends, je te fais écouter un truc, je vais chercher mon iPod.
Benjamin Vincent: envie de finir avec une question pour Dom et pour Jean-David. Qu'est-ce qui reste pour vous de cette aventure de ce produit et en quoi est-ce qu'il a été important, à quel point il a été important dans ce qui devenu Apple aujourd'hui Jean-David ?
Jean David: Moi je retiens deux choses, le premier c'était ce que je disais au tout début c'est que c'est le premier pas d'Apple vers autre chose qu'un Mac pour se diversifier et ça a été au delà de leurs espérances et puis le deuxième truc c'est le côté étoile filante quelque part de l'iPod. Moi j'ai toujours tendance à exclure l'iPod Touch de l'histoire parce que pour moi c'est pas vraiment un iPod c'est plus un iPhone bridé mais un iPod conçu en tant qu'iPod. Il en a eu pendant très peu de temps. faut se souvenir qu'entre le premier iPod et le dernier iPod classique, s'est juste passé six ans. Ça a été vraiment une carrière fulgurante et qu'ils n'ont pas hésité à couper. Après, s'est prolongé, le nano, il en a eu un peu plus, mais les vrais iPods, ça a été sur une période de moins de dix ans et c'était une période d'une créativité hallucinante. On n'a pas eu le temps de passer en revue. les sept générations d'iPode Nano, mais c'était fou, d'une génération à l'autre, c'était plus du tout le même. On sentait qu'ils osaient, qu'ils expérimentaient, qu'ils innovaient. moi, de se remémorer toutes ces vieilles histoires, me… j'en retiens l'excitation que j'avais à l'époque de voir à chaque fois un truc complètement différent, alors qu'aujourd'hui, on est sur des choses beaucoup plus prudentes. notre cher John Ternes annonce vouloir aller plus vite. pense qu'il pense aussi à cette période-là où Apple osait prendre des risques. Et moi, c'est ce que je retiens de l'histoire de l'iPod. C'était un Apple qui prenait des risques, qui expérimentait, qui a su, par de l'audace, partir de zéro et conquérir un marché. À la fin, ils étaient à 80 à 85 % de par le marché. Et c'était une épopée passionnante qu'on revit avec le Book Engine, entre autres. pour ceux qui ont la chance de l'avoir lu, je l'ai dans mes archives quelque part en France. voilà, l'iPod est vraiment un truc, une histoire en accéléré, passionnante d'un bout à l'autre et très courte et qu'on aimerait revivre aujourd'hui.
Benjamin Vincent: Je me souviens moi d'avoir eu un de ces modèles d'iPod Nano, était tout petit carré, il y avait un écran et j'avais acheté un bracelet dans lequel on pouvait l'intégrer et on avait le sentiment d'avoir l'Apple Watch avant qu'elle soit sortie. ne pas si ça vous rappelle quelque chose, c'était marrant.
Gilles Dounès: C647.
DoM - Ed'ItEd: Ouais j'ai vu ces trucs là ouais, c'est vrai.
Benjamin Vincent: Dom, quelle trace laisse l'iPod pour toi dans l'histoire d'Apple
DoM - Ed'ItEd: Moi, moi, c'est l'incarnation, c'est le témoin physique de la métamorphose de notre consommation de la musique dans ces années-là. On en a parlé tout à l'heure. On avait des vinyles, a eu des CD, on a fait de la musique en matériel et au fur et mesure elle s'est dématérialisée. Au passage il y eu les parties procès, on ne pas trop ce qu'on faisait etc. Et aujourd'hui finalement c'est des abonnements, c'est un peu une musique qui se refait une beauté d'ailleurs, ils ont changé le logo etc. on est là aujourd'hui, le jour où on arrête notre abonnement on n'a plus rien. plus du tout. Et l'iPod, c'est un peu le on l'a vu là avec l'arrivée en même temps, en parallèle d'iTunes, etc. L'usine à gaz qui est devenue iTunes pendant un moment avant qu'il la split en plusieurs applications. voilà, des choses comme ça, une profonde mutation assez rapide finalement quand même parce que 2001 l'iPod et puis 2007 l'iPhone où on était déjà sur des choses comme ça où on consommait la musique un peu autrement. ça a été a été relativement mythique et ouais c'est le physique de cette dématérialisation finalement de la musique.
Benjamin Vincent: Gilles, je termine par toi. Qu'est-ce que ça va, qu'est-ce que ça laisse comme trace en toi cette aventure de l'iPod ?
Gilles Dounès: le Apple qui sort de la crise Alid qui laisse sortir le papillon en Il y avait des promesses qui étaient là avec les Mac, le premier iMac, le Cube, le Power Mac G4 et le tour de sol qui est à hiver. en 2002 après, cette épopée, cette créativité autour de l'iPod et de la musique, c'est ça qui est formidable. l'introduction de la couleur encore une fois qui a été, c'était la preuve qu'Apple pouvait, avait quelque chose à dire encore et puis pouvait apporter et puis pouvait... pouvaient s'affirmer et pour eux aussi pouvaient devenir leaders sur un marché. C'est-à-dire qu'il avait pas vocation à être le petit malingre, mal foutu, rudoyé par le reste de la cour de récré.
Benjamin Vincent: Le 1e couteau. Grand merci à vous trois et un merci spécial à toi, Gilles, qui a construit cet épisode et qui nous a éclairé avec tes souvenirs et tes connaissances du sujet. C'était un grand plaisir de vous retrouver pour cette spéciale à l'occasion des 25 ans de l'iPod. On sera de retour évidemment mardi 18h30. C'est le rendez-vous habituel de Dayweek. L'aide d'eau, semaine un peu spéciale la semaine prochaine puisqu'on a un événement Apple mercredi et donc mardi mais aussi mercredi et sans doute aussi jeudi. Tenez-vous au courant, nous suivons notamment sur X mais aussi sur sur Insta et sur LinkedIn. À très vite pour la suite et merci encore de votre fidélité. Salut les amis. À la prochaine. très vite. Bye bye.
DoM - Ed'ItEd: Merci à tous, bye bye !
Gilles Dounès: Bye bye, merci beaucoup.