
French With Panache - Interesting Conversations in Real French· Staffel 4· Folge 5
Pourquoi sommes-nous tous obsédés par le poulet ? [105]
Freitag, 16. Oktober 2026 · 52 min
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Shownotes
Le poulet est partout. Dans les restaurants, sur les réseaux sociaux et de plus en plus dans nos assiettes.
Dans cet épisode, Violaine et Nathan cherchent à comprendre pourquoi sa consommation augmente autant. Ils parlent du prix, du succès récent du poulet frit en France, des nouvelles chaînes de fast-food et des habitudes des jeunes. Ils se demandent aussi ce que cette tendance dit de notre société.
Dans cette conversation, ils reviennent également sur une grande tradition française : le poulet rôti du dimanche. Une cuisine simple, familiale et très présente dans leurs souvenirs. Enfin, ils parlent de notre rapport aux animaux et recommandent un documentaire qui montre le poulet sous un autre angle.
Une conversation naturelle entre deux Français natifs, avec du vocabulaire utile du quotidien qu’on apprend rarement dans les cours de français. Pour accéder à la transcription détaillée de l'épisode, à des épisodes exclusifs mais aussi permettre à ce podcast de continuer à exister, c'est ici : patreon.com/FrenchWithPanache (patreon.com/cw/FrenchWithPanache)
ABOUT FRENCH WITH PANACHE 🇫🇷
French With Panache is a podcast for intermediate and advanced French learners who want to understand French as it is really spoken. Join Nathan & Violaine for natural conversations about everyday life, culture and society in France.
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Tu accéderas à une communauté de personnes comme toi qui apprennent le français. Et puis grâce à ça, tu nous aides aussi à faire vivre ce podcast. On te laisse le lien dans la description. Merci pour ton soutien. Et bonne écoute. Bonjour les amis, comment allez-vous aujourd'hui ? C'est une nouvelle discussion, une nouvelle conversation ensemble, tous les deux avec Violaine.
Vous êtes au bon endroit pour progresser en français. Si vous avez un niveau B1, B2, C1 et même j'ai envie de dire A2. vous êtes au bon endroit pour écouter du français parlé, du français de tous les jours, du français tel qu'il est parlé réellement dans la vie quotidienne par les Français. En tout cas, on essaye de le faire.
C'est pour ça aussi qu'on n'a pas de script, on n'a pas de notes, à l'exception peut-être de quelques-unes. Et je suis ravi de retrouver Violaine à mes côtés, qui est à côté de moi. Nous sommes à l'extérieur pour les gens qui nous regardent dans un parc. Comment ça va Violaine ? Quoi de neuf ? Comment vas-tu ?
Écoute, je vais très bien, très contente aussi de te retrouver pour ce nouvel épisode et de vous retrouver tous pour ce nouvel épisode. Quoi de neuf ? Écoute, j'ai envie de te dire pas grand chose. À l'heure à laquelle on tourne cet épisode, je me prépare pour le mariage d'une très bonne amie à moi. Et surtout, je me prépare parce que je vais devoir prononcer un discours, ce qui me fout la trouille, ce qui me fout le...
traque, c'est-à-dire que ça me fait peur. Mais je me prépare et je vous tiendrai au courant de comment ça s'est passé. Je vois que tu as gardé ta petite veste alors que moi je suis en t-shirt. J'ai ôté mon pull, mon sweat. C'est vrai qu'il commence à cailler, il fait froid. Il commence à faire froid, même dans le sud, y compris dans le sud de la France vers Marseille.
On est début octobre, mais on est entre deux. Moi, je ne suis pas du tout frileux. Je suis en t-shirt, mais il est tôt le matin. Toi, tu as gardé ta petite veste. Exactement. J'ai gardé ma petite veste parce que pour moi, il caille. Comme on est habitué à des températures très élevées, à des températures très lourdes aussi, j'ai froid.
Donc voilà pourquoi j'ai ma veste. Je vous tiendrai au courant du mariage. Et surtout, autre chose que je voulais dire un petit peu dans les news, c'est que j'ai commencé le tennis. à prendre des cours de tennis depuis quelques semaines. Et évidemment, c'est un nouvel apprentissage pour moi. Donc, j'ai des petites choses à partager avec les gens qui nous écoutent et avec les gens qui nous regardent.
Là, tu vois, j'ai des petites notes pour ne pas oublier ce que je voulais dire. Écoute, ce que je veux partager, c'est que j'ai un prof qui n'est pas particulier, mais un prof de groupe qui prend le temps avec chacun de ses... pas de ses étudiants, mais de ses élèves. Et c'est vrai que je me suis rendu compte que j'adore la théorie.
C'est-à-dire, tu sais, quand il explique plein de choses, quand il va décomposer un geste, nous expliquer pourquoi on doit faire ça, etc. Mais je me suis quand même rendu compte que j'avais beau connaître toute la théorie, si je ne m'étais pas en pratique, je pouvais connaître la théorie et si, tu vois, en pratique, faire n'importe quoi.
Et je pense que vraiment, il n'y a aucune compétence qui est purement mécanique. Ou par exemple, tu dis, je vais faire ça, c'est sûr, je vais avoir ce résultat. Donc voilà, j'aime le tennis parce que ça me rappelle que la sensorialité, le fait de sentir une compétence, de la pratiquer, de la confronter au réel, c'est quand même très très important.
Et je trouve que c'est très très important dans un monde où on essaye quand même de nous déshumaniser de plus en plus et de nous priver de nos... de nos sens. Donc voilà, ce que je voulais partager. Ça fait du bien. Est-ce que tu pratiques, tu fais du tennis chaque semaine, régulièrement ? Je fais chaque semaine.
Et d'ailleurs, j'en profite pour vous dire que pratiquer une fois par semaine, ce n'est pas assez parce qu'entre les deux cours, je perds énormément de compétences. Mais bon, ça, on le sait. Je pense que la majorité des gens le savent. Il faut pratiquer plus d'une fois par semaine. Oui, et même pour progresser.
Pour l'instant, je ne fais que ça. Pour progresser plus vite, si tu pratiques, si tu fais du tennis seulement une fois par semaine, La progression va être évidemment plus lente, beaucoup plus lente. Tu prends du plaisir ? Je prends beaucoup de plaisir et je pense qu'on va aussi prendre... Beaucoup de plaisir pour cette conversation qui est, comme tu l'as dit, sans script, fluide.
Prenez ce temps pour vous, prenez ce temps pour votre français. Prenez le temps aussi de tout écouter parce qu'aujourd'hui on va parler de thèmes qui parlent à tout le monde, je pense. On va parler de nourriture, on va parler de santé, on va parler de société finalement. Et voilà, je vous invite vraiment à rester avec nous jusqu'au bout.
pour cette conversation. J'ai envie de préciser aussi que, Violaine, il y a quelques jours, tu as préparé une recette d'une pizza qu'on ne trouve qu'à Marseille. Tu l'as appelée comme ça, d'ailleurs, cette vidéo. Elle est à retrouver sur notre plateforme Patreon pour les abonnés qui sont sur Patreon et qui nous soutiennent financièrement.
Donc ça, c'était chouette. Moi, tu ne m'as pas demandé ce que j'ai fait récemment. Excuse-moi, c'est vrai que j'ai monopolisé la parole et je ne t'ai même pas renvoyé l'ascenseur. Nathan, comment vas-tu ? Quoi de neuf ? Je le prends bien puisque c'est souvent l'inverse qui se déroule. Pour une fois, on va dire, moi je suis allé à Paris.
J'ai passé un week-end à Paris. Le week-end dernier, j'y ai été. Et je suis allé à un anniversaire. J'ai fait l'aller-retour de Marseille à Paris. Je suis parti le samedi, je suis rentré le dimanche. J'ai pris un train direct, bien pratique, je vais le citer, ça s'appelle Wigo. Pour les gens qui connaissent peut-être ou qui ne connaissent pas et qui vont à Paris de temps en temps, c'est très pratique pour, vous savez, prendre un train à grande vitesse qui est très rapide, mais qui à la fois est bon marché et pas cher.
Je crois qu'il coûte deux à trois fois moins cher et même peut-être plus qu'un TGV habituel. Ça s'appelle Wigo, il y en a plusieurs par jour sur les grandes lignes comme ça. Et alors, comment ils se font de l'argent ? C'est un train un peu low cost, c'est-à-dire que le service n'est pas du tout incroyable, il est même inexistant, ça n'existe pas.
Il n'y a pas de service bar, il n'y a pas d'eau, il n'y a pas de café. Alors tu peux aller aux toilettes, bien sûr, encore heureux, mais le confort est à minima, comme on dit, c'est très limite. Le confort est primaire et je crois que tu n'as même pas le droit de prendre avec toi une valise, une grosse valise, où tu dois ajouter un supplément, comme si tu prends en fait une compagnie aérienne, comme si tu prends l'avion.
low cost, tu dois ajouter des bagages. Mais en vrai, quand tu pars un week-end de trois jours, tu as un petit sac à dos sur toi, tu n'as pas besoin d'un bagage, d'un gros bagage, et tu n'as même pas d'emplacement. Je t'ai dit, tu ne peux pas aller... Si tu as oublié de prendre un café le matin, si tu as faim, tu dois attendre d'arriver à la gare, mais c'était beaucoup moins cher.
Bref, je suis arrivé à Paris pour un anniversaire d'un copain. Et tu en as profité pour tourner un très bel épisode aussi pour Patreon, où tu as amené... Avec toi, nos membres, dans un endroit un petit peu caché de Paris. Oui, dans le centre-ville de Paris. Tu connais cet endroit ? Évidemment que je connais cet endroit, puisqu'on a habité pas très loin.
Mais on n'y était pas allés ensemble. Moi j'y suis déjà allée en tout cas. Oui, donc ça s'appelle la coulée verte et c'est une espèce d'allée de coulée verte, un espace de végétation, des espaces verts en plein cœur de Paris. Et en fait, c'est tout en longueur. Je crois que... C'est sur 4 ou 5 kilomètres, tu sais.
Ça part à peu près de la place de la Bastille, du quartier du Marais, de la gare de Lyon. Gare de Lyon qui est à Paris, l'une des gares parisiennes. Et ça va jusqu'au bois de Vincennes, donc dans l'est de Paris, sur 4-5 kilomètres. Et c'est tout en longueur comme ça. Et en fait, c'est comme je t'ai dit, un espace, un chemin de végétation très agréable dans Paris qui a été aménagé et construit à la place de la Bastille.
la place d'une ancienne ligne de chemin de fer, là où il y avait des trains. Et ça s'inspire, je le dis dans la vidéo qui est disponible sur Patreon, si vous ne l'avez pas vue, mais ça s'inspire d'une... Non, ça a inspiré. Ça a inspiré, tu as raison. C'est dans ce sens-là. Ça a inspiré une autre coulée verte qui se trouve à New York.
Exactement, qui se trouve même à Manhattan, et où j'ai déjà eu la chance d'aller, donc la High Line de Manhattan. Tu es très gentil Nathan d'avoir donné cet endroit. aux membres qui ne sont pas dans notre communauté. Tu as donné le nom, tu as expliqué un peu. Bravo, ta générosité t'honore. J'en profite juste avant de commencer le sujet du jour.
J'en profite pour rebondir sur un commentaire qui nous a été laissé. Un commentaire pas forcément agréable, mais j'ai envie de réagir. C'est quelqu'un qui nous a mis une étoile sur Apple Podcast. Pourquoi ? Tout simplement parce que... ils n'avaient pas accès aux transcriptions des épisodes. Je rappelle aussi que toutes les transcriptions interactives et PDF sont à retrouver sur notre communauté privée.
C'est un moyen de soutenir des créateurs comme nous. J'en profite pour remercier chaleureusement tous nos membres Patreon parce que je pense que sans vous, ça fait... Très longtemps qu'on aurait arrêté ce podcast, donc voilà ce que je voulais dire. Oui, c'est juste que ça nous permet de vivre. Tout simplement, il faut voir la réalité du métier pour être tout à fait honnête et transparent.
Si aujourd'hui, on devait vivre seulement avec, tu sais, les publicités qui se trouvent sur une plateforme de vidéos, par exemple, comme YouTube. On aurait déjà mis la clé sous la porte, comme on dit, on aurait déjà arrêté le métier parce que ça ne paye absolument rien, comme on dit, ça paye les factures.
C'est un peu mon coup de gueule alors qu'un avion passe au-dessus de nos têtes. C'est que, voilà, si vous voulez que des créateurs de contenu continuent à faire des épisodes comme ça, à vous faire progresser en français, si vous voulez que ce soit aussi des vrais humains et pas de l'IA, parce que c'est ça aussi le risque, c'est qu'à long terme ou même...
à court terme, j'ai envie de dire, ou du moins à moyen terme, c'est que nous, Violaine comme toi et d'autres créateurs de contenu, nos confrères, nos collègues, on va dire, qu'on soit remplacés par de fausses personnes, des robots, etc. Évidemment, après, vous aurez des difficultés à parler avec des vrais gens dans la rue parce que ce ne sera pas encore la réalité.
Donc, c'est très important de soutenir financièrement et c'est très important de remercier toutes les personnes qui le font parce qu'un abonnement ou un désabonnement, eh bien ce n'est pas juste... 4 ou 5 dollars en plus ou en moins. C'est l'avenir aussi de nous, de nos métiers, etc. Rien à rajouter ?
C'est vrai qu'on n'était pas parti sur ça. On n'allait pas non plus consacrer un épisode à ça. Mais c'était important de le dire dès le début. On a fait des changements. Épisode terminé. Bonne journée à tous. On va donc commencer avec cette nouvelle conversation. On est ravis de... de vous parler. Aujourd'hui, Violenne, on ne sait pas encore exactement comment on va l'appeler cet épisode, mais on va parler de poulet.
Tout simplement. De poulet et de poulet frit. C'est la mode. On va parler d'une nouvelle tendance qui est en train de, c'est vrai tu l'as dit, de bouleverser un peu nos modes de consommation, nos modes de vie, nos villes aussi. C'est une tendance qu'on suit de près, non, mais par la force des choses qu'on...
constate au quotidien dans notre vie. Est-ce que tu manges du poulet, toi, Violenne ? Est-ce que tu aimes ça ? J'adore le poulet. J'adore le poulet et j'en mange pas souvent parce que j'ai un peu la flemme de le cuisiner, alors que c'est quand même assez facile, c'est une des viandes, une des protéines les plus faciles à cuisiner.
Mais c'est vrai que je prends pas forcément le temps de le faire, si parfois je le fais. De le cuisiner, mais t'en manges quand même. à l'extérieur ? Ouais, j'en mange. La dernière fois que t'en as mangé, c'était quand ? C'était il y a deux jours. Voilà, donc t'en manges. Qu'est-ce que t'as mangé ? Tu l'as mangé sous quelle forme ?
Je l'ai mangé sous forme de poulet frit, mais c'était dans un restaurant, dans une brasserie, et j'ai pris une salade César. Et je crois que dans la recette traditionnelle, d'ailleurs, le poulet n'est pas frit. Mais bon, là, il était frit. Qu'est-ce qu'il y a dans une salade César ? Plutôt pané, je vais dire.
Attention, beaucoup de vocabulaire lié à la cuisine aujourd'hui. Il est Dans la salade César, salade romaine, parmesan, poulet. Donc de la salade, pardon, je t'ai donné un petit coup au niveau du coude, de la salade de la laitue, salade verte. Oui, alors ça s'appelle salade romaine, normalement. C'est différent de la laitue, les feuilles sont un peu plus grandes, je crois.
Et il y a une sauce aux anchois. Et là, dans ma salade, ils ont un peu commis un sacrilège par rapport à la recette originale. Ils avaient mis un oeuf dur et des tomates cerises. Voilà, c'est la dernière fois que j'ai mangé du poulet et toi c'était quand ? Est-ce que c'était avant-hier ? Non. Quand on est allé au resto ensemble, moi j'ai pris de la viande rouge, si je ne me trompe pas, du bœuf.
Alors que toi tu as pris de la viande blanche, on l'appelle aussi comme ça, la volaille, le poulet, la dinde, c'est de la viande blanche. Moi la dernière fois que j'ai mangé du poulet, c'était il n'y a pas si longtemps que ça, c'était justement lorsque j'étais à Paris en week-end. Et ce qui est marrant, c'est que je suis resté là-bas.
deux jours, même pas, une journée et demie. J'ai fait deux repas, deux ou trois repas. Et sur les trois repas, j'ai mangé deux fois du poulet. À midi, tu sais dans un petit restaurant, une petite brasserie, j'ai mangé, c'était sous quoi ? Ah, c'était une aile. Alors dans le poulet, il y a souvent une aile, une cuisse ou du blanc.
Le blanc de poulet, comme on dit. Je crois que c'était une aile ou une cuisse, j'ai oublié. Et puis le lendemain midi aussi, j'avais envie de poulet, et dans un bistrot parisien, je crois que c'était rue de Rivoli, pour les gens qui connaissent Paris, avec mon père. Chique ? Pas du tout, un bistrot. Non, un bistrot...
Ah, mais la rue de Rivoli est chic ! Ah, la rue de Rivoli est très chic, et très agréable en ce moment, parce qu'elle est de plus en plus piétonne. Il y avait beaucoup de vélos, des piétons, moins de voitures, donc calme, tranquille. Et là, c'était avec des frites, alors que la première fois, la veille, c'était avec de la purée maison.
Voilà. Donc finalement, on mange quand même pas mal de poulet. Mais on le cuisine aussi un petit peu du blanc de poulet, des escalopes de poulet ? Parce que c'est facile en fait à cuisiner. Complètement. Et si on va au supermarché aujourd'hui par exemple, et qu'on veut acheter une protéine animale, ce sera la moins chère je pense au kilo.
Donc c'est aussi pour ça que les Français consomment de plus en plus de poulet, même si dans nos recettes traditionnelles et dans notre gastronomie, on a évidemment des grands plats de poulet. J'ai vu un chiffre qui est intéressant, qui dit que les Français sont les premiers consommateurs européens en Europe de poulet.
Cocorico, expression française qui vient non pas du poulet mais du coq qui est l'adulte. On dit Cocorico pour dire que c'est une expression vraiment française. Cocorico c'est le chant du coq mais c'est aussi comme étant une fierté nationale. Cocorico, on est fier d'être numéro 1. ou pas, champion d'Europe des consommateurs de poulet.
Alors les Français, je vais te dire ça, ils mangent 25 kilos de poulet par an. Chaque Français mange ça. Ça veut dire à peu près 2 kilos par mois par Français, ce qui est pas mal. Et c'est une augmentation de 25% en 5 ans. Donc en fait, si on fait cet épisode, c'est vraiment pour vous parler d'un phénomène qui existe depuis 2, 3 ans, 4 ans, peut-être aller 5 ans.
Une hausse, c'est énorme, Violaine, 25% en plus. C'est énorme. Après, je pense que ça fait un peu écho à l'épisode qu'on a fait il y a deux semaines. C'est vraiment lié à l'augmentation du coût de la vie, où les gens peuvent de moins en moins s'offrir de viande rouge. Par exemple, le bœuf s'est devenu très très cher.
C'est plus cher. C'est plus cher, en tout cas. Donc voilà, il y a quelqu'un qui passe et qui parle extrêmement fort. J'espère que vous ne l'entendez pas. Mais voilà, je pense qu'il y a vraiment toute une... des raisons économiques à cette hausse, tu vois, je pense. Oui, tu l'as dit, c'est pour le prix, bien sûr, et c'est pour ça qu'il suffit de se promener à côté de chez nous, à Marseille, aller dans les centres-villes de n'importe quelle ville en France pour voir la création, pour constater en fait que t'as énormément de nouvelles chaînes de fast-food qui sont spécialisées dans le poulet, des nouvelles enseignes.
qui sont créés, mais vraiment, chaque jour presque, qui ouvrent, qui pullulent, comme on dit. Qui fleurissent. Oui, qui fleurissent ou pullulés, c'est vraiment, voilà, qui arrivent, qui sont partout. On va créer des enseignes spécialisées dans le poulet et ça marche. Tu te balades à côté de chez nous, tu vois qu'il y a une queue, une file immense de jeunes, souvent des jeunes d'ailleurs, des ados, des gens qui n'ont pas forcément d'argent, des lycéens, des jeunes adultes qui y vont.
quand tu regardes les prix violents. Il suffit de regarder la barquette, souvent c'est sous forme, c'est ce qui marche pas mal aujourd'hui, sous forme de barquette, il y a une barquette de riz, de peut-être 700 grammes, 800 grammes de riz, avec pas mal de morceaux de poulet au-dessus, poulet frit, là encore, une sauce, souvent une sauce à la crème, une sauce au miel, une sauce sucrée ou salée, et tout ça, je crois que ça coûte 7 ou 8 euros.
Et tu peux acheter des ailes de poulet ou des morceaux de poulet pour 2,50 euros. J'ai vu ça hier en me promenant, en préparant cet épisode. Donc voilà, en fait c'est imbattable, le prix ce sera beaucoup moins cher qu'une formule, un menu, un sandwich, une boisson, etc. En fait, le prix est imbattable, mais même le rapport qualité-prix je pense est imbattable, au sens où les gens ont l'impression de manger beaucoup, de manger en grande quantité, pour vraiment pas cher.
C'est vraiment le rapport qualité-prix qui est fou pour ces nouvelles enseignes. Ça tient le ventre, c'est ce qu'ils disent souvent, tu sais. Les jeunes, après avoir mangé ça, ils te disent « bon bah en fait moi j'ai plus faim après » et même, je sais qu'il y en a certains qui prennent ça à midi, tu vois, et ensuite, le soir même, ils sautent le repas, ils ne dînent pas.
Ça leur permet donc de faire des économies. Surtout que quand on sait dans quelle situation économique se trouvent les étudiants et se battent actuellement pour lutter contre ça, ou en tout cas pour faire évoluer leur situation. T'as déjà goûté ? J'ai jamais goûté. Mais tu sais que j'ai vu plein de gens qui goûtaient, qui trouvaient que c'était pas très très bon.
Donc je sais pas si moi j'aimerais, parce qu'en soi bon, poulet frit, riz... Je pense que, tu vois, c'est pas non plus révolutionnaire, mais non, j'ai jamais goûté. Tu penses que c'est dégueu ? Je pense que je détesterais ça, que je trouverais ça dégueulasse, super gras, et surtout, même quand tu vois la présentation, ça ressemble à une assiette de vomi, j'ai presque envie de dire comme ça.
C'est vraiment plein de riz, avec plein de morceaux de poulet, comme si t'étais un chien, tu vois, et une gamelle pour un chien. Mais tu demandes à ces jeunes-là, ils trouvent ça très bon. Et peut-être que les gens diraient que tu es un boomer. Non. Non, tu ne penses pas ? Je ne pense pas. Que les jeunes ?
D'ailleurs, il y avait une polémique très intéressante. Ah oui, à Saint-Ouen. À côté de Paris, dans la banlieue parisienne, Saint-Ouen, je pense que vous connaissez, si vous connaissez les puces de Saint-Ouen, vous savez, les antiquaires à Saint-Ouen, très mondialement connus, je pense, où on peut faire des bonnes affaires, voilà.
Et là-bas, c'était quoi la polémique ? Est-ce que tu te souviens ? Donc, il y a un maire socialiste à Saint-Ouen, donc un maire de gauche qui s'était... opposé à l'arrivée d'une de ces franchises de poulet frit, de poulet tout court. Une chaîne, c'est vraiment une chaîne de restaurant. La même qui n'est pas très loin de chez nous.
Et ils s'étaient opposés à ça pour plusieurs raisons. L'une des raisons, c'était que déjà, il y a beaucoup de nuisances qui sont liées à ces commerces. Parce qu'évidemment, comme il y a du poulet frit, on fait frire le poulet dans une huile de cuisson. Et donc, ça dégage énormément... d'odeurs pour les gens qui habitent juste au-dessus.
Et surtout, c'est des commerces qui, parce que ça s'adresse aux jeunes, etc., c'est des commerces qui ferment extrêmement tard. Je crois que ça ferme à 2h du matin. Oui, mais comme McDonald's, comme le KFC, comme plein d'autres chaînes, comme des bars, comme des restaurants. Là, c'était vraiment lié aux odeurs, je crois.
Aux odeurs ? Aux nuisances olfactives, comme il disait. Ça, c'était l'argument un peu principal. Aussi aux nuisances sonores. Soi-disant, selon lui, selon ce maire, ça faisait du bruit. Pour vous dire un peu, pour vous situer où c'était, en fait, cette chaîne de restaurants a ouvert juste en face, et c'est assez marrant, d'une brasserie très traditionnelle française avec de la cuisine tradie, où justement, on peut trouver du poulet, mais plutôt du poulet rôti, comme on fait depuis des siècles en France.
juste... de l'autre côté du boulevard. Donc, symboliquement, c'était assez marrant. Et c'était en plus une brasserie, c'est une brasserie qui est tenue par un très, très grand chef français. Donc, on va dire que ça la foutait un peu mal. C'est-à-dire que ça pouvait être gênant. Je pense que c'était ça qui était gênant un peu pour le maire.
Et aussi parce que, selon lui, encore son argument, et ça, je suis assez d'accord avec lui, c'est qu'il dénonçait une forme de standardisation du... paysages un petit peu alimentaires. C'est-à-dire que ce type d'enseigne spécialisée fast-food, spécialisée dans le poulet frit, il y en a énormément. Moi, je trouve que quand tu te promènes maintenant dans un centre-ville, t'en vois partout de différentes marques, différentes entreprises, mais qui font en gros à peu près la même chose.
Et lui, il dénonçait ça. Il disait qu'il y avait un manque d'équilibre un petit peu. C'est-à-dire que selon lui aussi, si tu ouvres ça, ça veut dire qu'à côté, tu fermes autre chose et ça remplaçait des bistrots, des cafés, des trucs plus français ou plus traditionnels. Mais ça a créé justement ça, un peu un débat.
Plein de gens s'opposaient à cet argument en disant qu'il y avait aussi une forme de mépris peut-être social, parce que ces enseignes de fast-food, ça attire avant tout des gens pauvres. Et parce que Saint-Ouen est une ville très particulière qui représente un peu la gentrification, c'est-à-dire que Saint-Ouen est une ville de base très populaire avec des gens assez défavorisés et qui voient l'arrivée de personnes, de jeunes...
couples, de jeunes familles de plus en plus aisées. Donc c'est vrai que c'est une ville où il y a une tension, une tension un peu liée à la gentrification, et donc ça symbolise un peu ça. Moi par contre, ce avec quoi je suis d'accord, c'est que je pense que la prolifération des fast-foods de manière générale, ça va tuer les commerces de proximité.
Et on en a parlé d'ailleurs dans l'épisode qui est lié, enfin pas qui est lié, qui parle tout simplement de la France moche. Et je voulais vous lire un tout petit passage d'un livre, parce qu'en plus, ce livre, je l'ai acheté il y a longtemps et je ne l'ai pas trop lu. Donc je vais vous lire un petit passage.
Pas trop lu pour dire jamais lu ? Pour dire que je ne l'ai jamais ouvert. Tout simplement. Sauf pour la préparation de cet épisode. Ce livre, il s'appelle « Comment la France a tué ses villes » et il a été écrit par Olivier Razemont, qui est un journaliste indépendant du Monde. et je vous ai sélectionné un petit passage très rapide sur ce...
Sujet des commerces de proximité. Quelle page ? Je vais t'aider. Regarde, c'est là. Page 66. Et j'ai même mis une petite marque au crayon. Sympa. Je vous lis ce qu'il a écrit. Ainsi, le commerce urbain n'est pas seulement en déliquescence, il a changé de substance. En déliquescence, ça veut dire qu'il diminue.
Au fond, on ne trouve plus en ville que le superflu. A l'inverse, il est devenu difficile de se procurer certains articles et services à proximité de chez soi. L'électroménager, la quincaillerie, le papier peint ou la peinture, etc. Avant de se lancer dans une journée de bricolage, on ne peut s'épargner au préalable un tour à la zone commerciale.
C'est-à-dire qu'en gros, il dit que maintenant, pour des choses très quotidiennes comme le fait de réaliser des petits travaux chez soi, on ne trouvera jamais ça dans un centre-ville. Tout ça a été décalé dans les zones commerciales, etc. Donc c'est vrai que c'est des enseignes qui sont indépendantes à la base, qui vont être poussées.
par ces enseignes de fast-food, ces enseignes de cigarettes électroniques, etc. Et donc, ces enseignes de poulet frit sont les grands responsables. Non, mais font partie du problème. Oui, l'avantage aussi, alors, ce que je veux dire, c'est que ces enseignes de poulet frit, aussi, ont le mérite de proposer du poulet certifié halal.
Et en France, aussi, parmi les clients, les personnes qui vont dans ces chaînes de fast-food, il y a une... Proportion importante, en tout cas une part importante de personnes qui sont musulmans aussi. Donc ça séduit cette catégorie de la population, des jeunes, des personnes musulmanes, de confession musulmane ou de culture musulmane qui peuvent manger du poulet certifié halal.
Tu sais qu'en France on a un problème, on a un manque de poulet. En fait c'est simple, on consomme tellement de poulet qu'on n'en produit pas assez. Nationalement ? Nationalement. En France, tu vois. Et donc, c'est quoi le problème ? Qu'est-ce qu'on doit faire alors pour avoir autant de poulets et pour pouvoir satisfaire une demande ?
On doit se fournir dans d'autres pays. Je crois qu'on se fournit surtout en Europe de l'Est, notamment en Pologne. Et en Ukraine. C'est pour ça que ces enseignes peuvent un peu casser les prix parce que c'est moins cher et c'est produit dans des conditions peut-être un peu moins... Comment dire ? Un peu moins...
Je ne vais pas dire éthique, mais peut-être que ce sont des poulets qui sont élevés en batterie, etc. Donc ils sont élevés de manière intensive, alors qu'en France, on peut trouver des poulets élevés en plein air, ce genre de choses. Donc voilà pourquoi ils peuvent casser les prix. Tu as parlé de la certification halal, mais en fait, le poulet, c'est finalement peut-être une des seules viandes qui peut réunir pas mal de cultures, parce qu'elle n'est pas interdite dans les religions.
Elle n'est pas interdite dans la religion juive, elle n'est pas interdite dans la religion musulmane. Alors elle doit répondre à un certain mode d'abattage pour la religion juive et la religion musulmane. Mais ça permet de rassembler plein de monde. Et pareil, ces enseignes vont proposer des recettes un peu hyper diverses, inspirées de la cuisine coréenne, inspirées de la cuisine thaïlandaise, etc.
Donc ça a le mérite de rassembler plein de gens. C'est vrai que le poulet frit, on en parle de la France parce que nous on connaît notre pays, mais évidemment c'est un phénomène mondial. C'est ça qui est marrant, évidemment c'est très populaire en Asie, en Corée du Sud notamment, je sais, au Japon aussi, dans des pays d'Asie du Sud-Est, aux Etats-Unis, la Louisiane notamment, c'est vraiment le berceau aussi du poulet frit avec des épices cajuns, tu sais.
Je sais que ça c'est très populaire. Il y a plusieurs manières de le faire. Il y a aussi des grands chefs en France, des grands chefs cuistots. Bien sûr, un qu'on adore. Mori ? Morisako. Morisako, exactement, qui lui aussi propose un poulet frit à sa manière, avec tout un tas d'épices, pour faire la panure.
Vous savez, le poulet frit, il faut faire une panure. Il faut enrober le poulet, le blanc de poulet par exemple, avec des épices, avec de la farine, avec du lait je crois. Oui, en tout cas, lui c'est ce qu'il fait. Il le panne avec de la panure japonaise notamment. Si jamais vous avez l'occasion à Paris, allez dans ces restos de Morissaco.
Ils proposent du poulet frit. Sinon, vous pouvez aller dans son resto étoilé. Voilà. Mais tout ça pour dire que lui aussi, il ajoute des épices cajuns, qui est vraiment la base de l'origine de ce poulet frit, qui a été amené en Louisiane par des descendants et des esclaves qui venaient d'Afrique. Et les épices cajuns, tu sais ce qu'il y a dedans à peu près ?
J'aurais dit paprika. C'est ça. J'aurais dit... Bonne question. Attends. Paprika. Un petit mélange paprika, sel, poivre. Poivre. Cumin. Ça, je ne sais pas. Aucune idée. Si vous connaissez bien la Louisiane ou le poulet, en tout cas, et les épices cajuns, notamment aux Etats-Unis, vous devez être connaisseurs.
Dites-nous, il y a du piment, bien sûr, paprika, piment, je crois, de l'ail aussi, de l'oignon. Et après, je ne suis pas sûr, tout un tas de choses et ça doit varier. Mais voilà, tout ça pour dire qu'il y a plein de choses à faire, il y a plein de recettes différentes. Et tu parlais tout à l'heure, Violaine, des avantages du poulet.
Alors, on a dit que le poulet, c'était moins cher, c'était pas très cher. Ça, c'est vrai. On a dit que c'était quand même facile à cuisiner. Tout le monde peut cuisiner vraiment du poulet. Ouais, inclusif. Inclusif, ouais. Et surtout, alors, c'est pas lié au poulet, mais particulièrement, c'est pas propre au poulet, mais c'est protéiné, puisque c'est une protéine animale.
Et je pense que ça ne vous a pas échappé, ni en France, ni dans le monde occidental, allumée. il y a quand même une grosse, grosse mode de la protéine. C'est-à-dire que les gens cherchent de plus en plus à manger protéiné, pas forcément avec de la protéine animale, mais avec d'autres choses. Et je pense à ça parce que dans un supermarché près de l'appartement, maintenant, ils font des rayons.
Ils ont un peu changé leur manière d'organiser les rayons. Et maintenant, dans le rayon des yaourts ou alors dans le rayon des bars chocolatés, Ils ont mis un nouvel encart riche en protéines. Et en dessous, ils mettent tous les yaourts très riches en protéines. Et dans les bars, par exemple, ou dans les compléments alimentaires, ils vont mettre tous les bars chocolatés riches en protéines, etc.
Donc, évidemment, le poulet répond à ce nouvel impératif, on va dire. Oui, protéiné, tu as raison. Très protéiné. Et puis, je dirais aussi que c'est sain. Globalement, c'est sain. C'est-à-dire que, je l'ai peut-être un peu dit tout à l'heure, mais les médecins vont mettre en avant, les nutritionnistes vont mettre en avant ce type de viande pour être en bonne santé, pour avoir un équilibre alimentaire, de manger de la viande.
Mais à chaque fois, en tout cas dans le régime méditerranéen, les médecins vont mettre de préférence de la viande blanche. Dans la viande blanche, il y a du poulet, par exemple. Donc en fait, c'est mis en avant, c'est très à la mode aussi pour ça. Et il ne faut pas se mythoser que tous ces restos, il ne faut pas se mentir.
Se mythonner, se mentir. Se mentir, se mythoser. Très très très très familier. Ces restos, ces enseignes de fast-food, c'est un peu des championnes sur les réseaux sociaux. Et donc il y a l'impact énorme des réseaux sociaux sur cette tendance. Et moi ça me fait un peu poser une question, c'est tu vois genre, est-ce qu'on mange quelque chose par exemple pour ces enseignes de fast-food ?
parce qu'on trouve ça foncièrement bon ou est-ce qu'on le mange parce qu'on voit que tout le monde le mange et qu'on veut nous aussi faire notre story ? Je ne sais pas. C'est toujours la question quand c'est lié au marketing de la nourriture et de la bouffe. Il faudrait demander à ces jeunes qui consomment parce que nous, on vit en France, ce phénomène existe depuis quelques années.
On n'a jamais pris la peine, on n'a jamais été tenté, on n'a jamais pris la peine d'y aller. Mais ça me fait penser à nous quand on était plus jeunes où la mode, c'était plutôt les... kebab, les tacos. Alors les tacos, c'est pas les tacos du Mexique. Les tacos, c'est un sandwich vraiment de Lyon, de cette région-là, avec énormément de viande.
C'est aussi de la malbouffe. C'est vraiment dégueulasse. C'est pas bon. Ouais, c'est dégueulasse, mais on en mangeait. Moi, j'en mangeais pas mal à l'époque. C'était à la mode. C'était très à la mode. Et donc c'était de la viande, plein de viande, un mélange de viande un peu dans une galette, tu vois.
Et c'est vrai qu'à l'époque, c'était très à la mode. Et je pense que maintenant, c'est un peu en décrépitude, j'allais dire. Mais c'est juste que je pense qu'on a de moins en moins, tu vois. Donc aujourd'hui, je pense que manger du poulet frit comme ça, dans cette sorte de barquette avec du riz, une sauce à la crème ou une sauce sucrée, c'est l'équivalent peut-être des formules des sandwiches, par exemple, avant.
Mais encore aujourd'hui, mais de moins en moins, mais avant. Même moi, quand j'avais 18 ans, j'aimais aller à la boulangerie à midi et prendre une formule avec un menu, avec un sandwich. Souvent, je prenais jambon, fromage crudité, par exemple, tomate, salade, une boisson. Et souvent, un dessert aussi était inclus.
Et ça, je payais 8 euros, 9 euros ou 10 euros. En fait, j'ai l'impression que ce poulet frit avec ce riz a remplacé ça. Et il a le mérite aussi d'être très réconfortant. Je pense que c'est un plat qui est... Très, très réconfortant. Qui fait du bien. Voilà, qui fait du bien, qui nourrit bien, on l'a déjà dit, pour une génération qui est de plus en plus anxieuse, incertaine de son avenir, etc.
Donc, il y a aussi ça qui compte, l'aspect un peu émotionnel. Mais c'est vraiment de la malbouffe. Tout à l'heure, je parlais des médecins qui recopient. Ils recommandent de manger de la viande blanche, du poulet, mais pas cuisiné évidemment sous cette forme, pas du poulet frit, qui est beaucoup plus gras.
Bien sûr, donc depuis tout à l'heure on parle de ce poulet frit, etc. Ce poulet frit qui a réussi à se faire une place dans le pays du poulet rôti, quand même, soulignons-le. Nous sommes le pays de la tradition du poulet rôti. Le poulet du dimanche, qu'on appelle ça. Et le poulet rôti donc qui va au four.
Oui, contrairement au poulet frit qu'on cuisine vraiment entier, c'est-à-dire qu'on va mettre tout le poulet dans le four. Après l'avoir badigeonné de beurre, d'herbes aromatiques, etc., on va mettre de l'ail aussi dans le plat. On va le mettre au four en entier. Ensuite, à mi-custe, je fais une recette.
Tu as décidé de faire la recette. Badigeonner, c'est un bon verbe. Est-ce que tu peux l'expliquer ? Badigeonner, c'est-à-dire que c'est comme si vous aviez de la peinture, sauf que là, vous avez du beurre, un petit pinceau de cuisine et vous étalez le beurre sur la peau du poulet. Pour le rendre peut-être plus tendre.
Exactement. Plus gras aussi. Sinon, à quoi bon ? Et tu m'as coupé dans ma recette, mais à mi-cuisson, on a tendance à ouvrir le four et on arrose le poulet. Donc arroser, c'est-à-dire prendre le jus avec une cuillère souvent et on va verser ce jus plusieurs fois sur le poulet à mi-cuisson, c'est-à-dire à peu près au milieu de la cuisson ou à la fin de la cuisson.
Voilà. Et après, quand la cuisson est terminée, on le décortique, on le désosse, on le décortique, etc. La recette entière. Et les petits gourmets comme moi aiment la peau croustillante du poulet. Mais c'est du vocabulaire de la cuisine qui est très important. Complètement. Donc le poulet rôti, Violaine, plutôt le dimanche, est-ce que toi t'en manges souvent ?
La dernière fois que t'en as mangé donc un poulet rôti, normalement c'est en famille ou avec des amis, le dimanche ? Et bah la dernière fois c'était je pense chez ta grand-mère. J'allais le dire. Donc il y a quelques mois, quelques semaines, parce qu'on y était un dimanche et qu'on était allé chercher le poulet à la rôtisserie, non ?
C'est ça. C'est que nous, on aime bien, en tout cas ma grand-mère, elle habite dans un village à côté de... de Toulouse. Et donc, souvent, elle commande son poulet dans une rôtisserie, donc un spécialiste du poulet rôti. Souvent, c'est aussi un boucher. Là, c'était chez le boucher, donc il lui a tout préparé.
C'est l'avantage, il lui a cuit. Je crois qu'il lui a mis, souvent, parce qu'on mange aussi la plupart du temps avec des pommes de terre, des pommes de terre sautées ou des frites à côté, il avait tout préparé. Et elle, ce qu'elle demande, est-ce que tu sais ce qu'elle demande toujours en plus ? Ce qui est extrêmement gras mais aussi extrêmement bon.
Une barquette de jus. de jus de cuisson, voilà, à côté. Et ça, le jus de cuisson, un poulet pour moi, selon moi, un poulet qui n'a pas de jus de cuisson ou sur lequel tu ne mets pas, tu ne verses pas un peu de jus de cuisson, ce n'est pas un vrai poulet rôti. Ah bah c'est ennuyeux, c'est sec. Quel est ton morceau préféré dans le poulet ?
Ça c'est une question souvent que l'on se pose entre Français. Bien sûr, puisqu'il faut se répartir le poulet quand on le décortique. Voilà, et à chaque fois, Violenne... Avant de se servir, c'est ça. Toujours une personne qui dit qu'est-ce que tu veux ? Est-ce que tu veux du blanc de poulet ? Est-ce que tu veux une cuisse ?
Ou est-ce que tu veux une aile ? Eh bien écoute, je vais te dire que pendant très longtemps, j'ai été un gros bébé, très immature. Pourquoi tu dis ça ? Parce que je mangeais le blanc de poulet. Le blanc de poulet qui est un peu gustativement la partie la moins intéressante du poulet. C'est plus sec. Pendant très longtemps, j'ai mangé ça.
Et maintenant, depuis quelques années, je me dirige un peu vers la cuisse de poulet. La cuisse de poulet qui est plus juteuse, avec plus de saveur, plus savoureuse aussi. Mais alors peut-être que tu vas... Je ne sais pas d'où ça vient ce truc de... Oh c'est un goût d'enfant ou c'est un truc d'enfant.
Parce que tous les enfants ne mangent que le blanc de poulet au début quand on est petit. Peut-être parce qu'on nous le donne de force, on nous le refile en mode prenez ça vous, vous n'avez pas de palais. Moi je reste un enfant, c'est le seul morceau que je mange. et d'ailleurs la semaine dernière quand je suis allé à Paris La serveuse, quand j'ai commandé un morceau de poulet avec de la purée, elle m'a dit « du blanc, est-ce que tu veux du blanc ?
Est-ce que vous voulez ? » Elle me vouvoie, évidemment on ne se connaissait pas. « Est-ce que vous voulez du blanc ou une aile ? » Une cuisse, je ne sais plus. Je lui ai vraiment dit « du blanc » . Elle m'a apporté, elle avait oublié, elle m'a apporté finalement une aile ou une cuisse. J'ai même oublié ce que j'ai mangé.
Et je lui ai fait la remarque quand même, parce que pour moi ça n'a rien à voir. Je n'aime pas trop les autres. Mais elle n'avait plus que ça, c'était la fin. Donc je l'ai mangé et ça allait. Mais moi, je suis team, comme on dit, team blanc aussi dans le poulet. Mais ça sent bon aussi. Quand on glisse le poulet dans le four, l'odeur qui s'en dégage.
Quand on glisse le poulet dans le four, ok. Et surtout quand on passe devant une rôtisserie. Donc les rôtisseries, c'est des magasins, des commerces où ils font rôtir le poulet. Souvent, ils le mettent devant, tu sais, pour achalander le passant, pour attirer le passant, comme on dit. Comme des broches qui tournent comme ça.
Et puis il y a l'odeur qui s'en dégage. Et du coup, tu as envie de rentrer, tu as envie d'en acheter six. C'est l'une des meilleures odeurs pour moi gustatives ou alimentaires en France. Une madeleine de Proust, un peu le poulet du dimanche, cette tradition je pense qui existe encore dans plein de familles, même entre amis.
Est-ce que tu sais quelle est la différence, Violaine, entre un poussin, un poulet, une poule et un coq ? Donc souvent Nathan refuse qu'on se pose des cols. des questions difficiles dans les épisodes et tu es en train de me faire la pire question du monde. Oui. Donc là, c'est vraiment une colle, c'est-à-dire que j'en ai absolument aucune idée.
Un poussin. Un poussin, oui, c'est un baby, un bébé, un enfant. Ensuite, un poulet par rapport à une poule ou à un coq. Est-ce que le coq n'a pas une petite crête ? Bien sûr, le coq a une crête colorée, souvent rouge. Et il est noir. Oui, le pelage est un peu différent, les plumes sont différentes. Il est grand, il est gros, il est lourd.
Le coq, c'est évidemment le symbole de la France. Le poulet et la poule, est-ce que la différence, c'est que la poule est une femme, une femelle, et le poulet un mâle ? Non, ça c'est la différence entre la poule et le coq. Ah oui, c'est vrai. La poule est une femelle et le coq est un mâle. Et en fait, les deux, ce sont des adultes.
C'est-à-dire, ils ont... plus de 6 mois, alors en fait que le poulet, c'est la même espèce mais en version enfant, en version ado, adolescente. C'est-à-dire qu'un poulet, il aura 2 mois, 3 mois, 4 mois, 5 mois maximum avant d'être tué et d'être consommé. Et en fait, la poule et le coq, ils sont plus vieux.
Et à quoi sert une poule ? À faire des œufs, à pondre. Voilà, on utilise la poule comme étant une poule pondeuse, pondeuse d'œufs. Attention à la prononciation, la poule elle pond des œufs, un œuf ou des œufs. Et voilà, donc on mange le poulet. Mais toujours une manière de conclure ou de nous amener à la fin d'un épisode d'une manière joyeuse.
Pourquoi ? Tu nous rappelles quand même qu'on mange un adolescent poulet, qu'on est finalement, on le sait. des sauvages, donc ok, maintenant je le saurai quand je mangerai un poulet et peut-être que j'en mangerai pas. Oui, on en est conscient. J'avais vu un film plus petit qui s'appelait Chicken Run et c'était une sorte de dessin animé, un film américain je pense, on devait être en 2002 ou 2003, peut-être que certains de nos auditeurs, des personnes qui nous écoutent l'ont vu aussi, il y a plus de 20 ans, Chicken Run, c'était dans un poulailler.
Et ces petits poulets m'avaient bouleversé. Je crois que c'était des poulets en pâte à modeler. Ah oui, exactement, dans le dessin animé. Et ce n'est pas pour autant que j'ai arrêté et que je suis devenu végétarien. Je mange du poulet, toi aussi. Il y avait un film qui s'appelle Babe, tu l'avais vu ?
Oh mais c'est horrible, oui, sur un petit cochon. Mais tu sais que moi ça me fait pleurer, ce genre de film. Et c'est drôle, c'est intéressant parce qu'on a mon neveu. Donc mon neveu a eu 6 ans il n'y a pas longtemps. Et il adore les animaux évidemment comme beaucoup d'enfants. Et en fait, quand il avait 3-4 ans, je demandais à ma sœur, puisque c'est l'enfant de ma sœur, s'il avait conscience par exemple que le jambon qu'il mangeait, c'était un cochon.
Et bon, il n'en avait pas du tout conscience. Et elle a commencé un peu à lui dire, etc. Mais il ne faisait pas la connexion. Tu vois, il ne faisait pas quand il voyait un petit cochon dans une ferme. Il ne disait pas, ah c'est ce que je vais manger le soir avec des coquillettes, avec des petites pâtes.
Il a quel âge ? 6 ans. 6 ans. Toi, tu as attendu jusqu'à quel âge pour être consciente ? Je ne sais pas que par exemple, quand tu mangeais du bœuf, quand tu allais dans une chaîne de fast-food très connue et que tu mangeais ton hamburger, ton burger, est-ce que tu étais consciente que tu mangeais une vache ?
Oui, parce que quand je mange du bœuf, je mange une vache. C'est une blague. Non mais bah non, c'est une dissonance cognitive, comme on dit. J'ai attendu des années ! C'est une de nos plus grandes contradictions, j'ai envie de dire, nous qui sommes quand même des amoureux des animaux. Mais bon, c'est pas le sujet de l'épisode, je crois.
Ouais. Mais est-ce que... Est-ce que je peux dire quelque chose, Violaine ? Est-ce que je peux faire une recommandation ? Je pense que tu peux faire une recommandation. Je voulais dire quelque chose. Vas-y. Parce qu'en fait, je me rends compte que je l'ai écrit et que je ne l'ai pas dit et que je trouve que c'est quand même intéressant.
Donc je refais une petite parenthèse sur le poulet frit et sur toutes ces enseignes de fast-food qui se trouvent quand même beaucoup à la base dans des quartiers populaires en périphérie. de Paris, notamment en périphérie de grandes villes, et beaucoup de médecins, beaucoup de diététiciens, mais aussi beaucoup de sociologues dénoncent une obésité organisée.
Et donc, c'est-à-dire que, voilà, en fait, maintenant, on arrive à des situations où, dans certaines villes en périphérie de Paris, on a des marécages alimentaires. C'est une traduction d'un mot américain, mais en fait, ça veut dire que Merci. C'est pas qu'il n'y a pas d'option de nourriture, c'est pas genre c'est un désert alimentaire.
C'est juste que pour trouver de la nourriture saine, des légumes bons, des fruits bons, etc. Il faut faire beaucoup de mètres, beaucoup de kilomètres. Donc voilà, je voulais juste mentionner ça parce que je trouve ça intéressant. Tu le fais bien et tu as raison. Et bonne fin d'épisode à tous. Quand j'étais à Paris le week-end dernier, justement, j'ai mangé dans un resto qui arrivait à...
à consommer et à avoir des produits qui étaient faits localement, qui étaient récoltés et produits localement. Et je trouve ça très, très beau, surtout dans une capitale. Je recherche un chiffre que j'avais noté. Tu ne voulais pas faire une reco ? Oui, je vais faire une reco. Mais juste, ça, c'était marrant parce que c'est vrai qu'on parle beaucoup de chiffres.
Et justement, après, je vais enchaîner avec ma reco. Est-ce que tu sais, Violaine ? Mais je vois que tu as regardé ma petite note. Donc, tu vas le savoir maintenant. C'est un chiffre très fiable, très sûr. combien ? On produit de poulets par an dans le monde. Combien il y a de poulets qui sont élevés et produits dans le monde ?
Bon, tu as vu le chiffre, mais je trouve que c'est... À tout hasard, je dirais à peu près, mais vraiment à tout hasard, 26 milliards. 26 milliards. 26 milliards aujourd'hui. Ce qui est fou, c'est qu'aujourd'hui, il y a 26 milliards. 26 milliards, moi, ça ne me parle pas, ça ne me dit rien. Je pense que vous qui nous regardez ou nous écoutez, pareil, ce sont des chiffres.
Par contre, ce qui est frappant... C'est la différence entre aujourd'hui et il y a 60 ans. En 60 ans, on élevait, on produisait 4 milliards de poulets. Donc on est passé de 4 à 26 milliards. Donc la différence c'est... X6. X6. Un peu plus, 6 fois plus de poulets aujourd'hui qu'il y a 60 ans. Ça dit bien que c'est un phénomène mondial.
Et la source, c'est une source très sérieuse. Ce sont les Nations Unies. L'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture. Le FAO. Donc voilà, Marocco. Allez. J'ai regardé un documentaire hier passionnant Justement c'est pour prendre le contre-pied De tous ces chiffres un petit peu Qui sont glauques sur On mange, on mange, on tue, on tue des poulets Et on les élève juste pour les manger Ah donc il va nous terminer l'épisode Sur une note joyeuse Peut-être pour une prise de conscience Qui commence J'ai regardé un documentaire qui s'appelle Super Poulet sur Arte Une chaîne franco-allemande, française et allemande Passionnante, des très bons documentaires il y a une chaîne YouTube et il y a Et puis,
il y a le site Internet. Ils ont fait un documentaire passionnant en français. Donc, avec une voix française, c'est très bien pour pratiquer le français. En fait, ils sont allés dans un poulailler au Canada, sur l'île de Vancouver. Et on a suivi, enfin, les journalistes sont allés voir des chercheurs, des gens qui étudiaient le comportement du coq, de la poule, du poulet.
En fait, ils ont découvert sur des semaines et des semaines que c'était un animal qui était... qui était bien plus intéressant que juste pour sa consommation d'œufs, pour les œufs et pour sa viande. En fait, ils se sont rendus compte qu'on a, pendant des années, sous-estimé les capacités cognitives, intellectuelles de ces poulets, de ces poules, de ces coques.
Et qu'en fait, ils sont très intéressants et surtout très intelligents. Par exemple, tu sais quoi ? Ils arrivent à reconnaître les lettres, ils arrivent à reconnaître les couleurs aussi. Et un truc assez marrant que j'ai vu dans le reportage, c'est qu'ils se reconnaissent quand ils se voient dans les miroirs, dans les glaces.
Ils arrivent à voir que ce sont eux. Ils n'ont pas de comportement bizarre, ils se voient... Enfin, c'était regarder le document, c'était un peu compliqué, mais voilà. Ça ne me surprend pas du tout parce que beaucoup de personnes qui adoptent des poules pour, par exemple, avoir des œufs produits dans leur jardin, tissent une vraie relation avec leurs poules, et notamment...
Ils expliquent que souvent, les poules les reconnaissent. Donc par exemple, imaginons que toi tu as des poules, tu as un petit poulailler, etc. Si tu arrives pour donner à manger à tes poules, Elles vont directement courir vers toi avant que tu aies donné à manger, juste parce qu'elles te reconnaissent.
Donc je pense que oui, évidemment, c'est aussi la déshumanisation qui fait qu'on consomme autant d'animaux. Donc ça ne me surprend pas du tout sur les poulets. Et l'industrialisation, c'est depuis qu'on a industrialisé tout ça, la production, l'élevage, la consommation, tu as raison, on a déshumanisé ces animaux et on oublie en fait que ce sont des animaux qu'on mange.
Et des êtres vivants. Des êtres vivants qui souffrent. Finalement, le coq ou la poule qui se reconnaît dans le miroir, ça me fait penser à mon chat. C'est comme un animal presque de compagnie. Mon chat, quand il se voit dans le miroir, il ne sursaute pas. Tu vois, il n'est pas choqué par la vue ou la vision d'un autre animal.
Et pourtant, jamais tu n'imaginerais manger Ernest. Ernest, c'est le nom de notre chat. Non, jamais, jamais. Voilà, on les a domestiqués. Bref. Un débat qui pourrait être sans fin, mais qu'on va quand même clôturer ici. Dites-nous si vous, vous mangez du p... poulet, quelle est votre consommation de poulet et surtout sous quelle forme ?
Moi ça m'intéresse il y a tellement, vous l'avez remarqué on a parlé de plusieurs manières, plusieurs sortes, plusieurs types de poulet, du poulet frit, du poulet pané, puis il y a des sauces différentes, il y a une manière de cuisiner différente, on sait en fonction des cultures donc dites-nous comment est le poulet chez vous, dans votre pays ?
Exactement et si vous avez aimé si vous aimez ce type de contenu je vous invite, je vous réinvite chaudement à liker à commenter A vous abonner. A soutenir si jamais vous en avez l'envie. Et je vous remercie par avance pour tout ça, parce que ça nous aide énormément et ça nous permet sincèrement de continuer.
Donc voilà, je vous souhaite, on vous souhaite également une bonne journée, une bonne soirée ou une bonne nuit, si vous nous écoutez avant de vous endormir. Et on vous dit à très vite. A la prochaine.