Sources diplomatiques

Écolo ou diplo, faut-il choisir son camp ?

Montag, 26. Oktober 2026 · 4 min

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Shownotes

"Est-ce qu'il y a un métier qui permet d'allier écologie et relations internationales ?"

Dans notre série, le Répondeur, on vous invite à nous poser vos questions sur la diplomatie ou les relations internationales.
Ensuite, une ou un expert du ministère vous répondra dans un épisode court, concis et clair !
Pour poser des questions sur le Répondeur, rien de plus simple, il suffit d’appeler le 01 43 17 86 00 et d'y enregistrer votre question ou de nous l'envoyer via un message vocal sur WhatsApp (api.whatsapp.com/message/MMD7M7P5XASYJ1?autolo…) au même numéro.
Et si ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous au fil de Sources diplomatiques pour y retrouver les réponses !
Les mentions d'informations sont disponibles sur le site de France diplomatie (diplomatie.gouv.fr/fr/sources-diplomatiques-le…).
A très vite sur notre répondeur !

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Bonjour et bienvenue sur le répondeur de Sources Diplomatiques, le podcast du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. C'est à vous. Vous avez un nouveau message ? Bonjour, je suis étudiante en sciences politiques et je m'intéresse aux relations internationales et à l'écologie et je me demandais s'il n'y avait pas un métier qui permettrait d'allier les deux.

Merci. Merci beaucoup pour cette question. Je m'appelle Nadia Dekker et je suis adjointe à l'ambassadrice déléguée à l'environnement. Alors oui, absolument. Il existe non pas un, mais des métiers qui permettent d'allier écologie et relations internationales. Et c'est même un domaine qui s'est beaucoup développé ces dernières années.

Alors oui, c'est peut-être contre-intuitif en ce moment, mais ça va probablement continuer à se développer. On peut penser aux négociations internationales sur le plastique, qui sont assez nouvelles, mais aussi à des sujets comme l'eau, qui deviennent de plus en plus stratégiques, notamment avec le développement de l'intelligence artificielle, qui nécessite beaucoup d'eau.

Les négociations sur le commerce, sur le transport ou sur la criminalité organisée, pour n'en citer que quelques-uns, sont des domaines où la dimension environnementale prend de plus en plus de place. On pense souvent que l'environnement, c'est une affaire essentiellement nationale. Protéger les forêts, réduire les forêts, réduire les émissions de gaz à effet de serre, préserver la biodiversité.

Mais en réalité, l'environnement ne s'arrête pas aux frontières. Le climat, l'océan, la biodiversité ou encore la pollution sont par définition des sujets internationaux. Et dès qu'un problème dépasse les frontières, il faut que les pays se parlent, négocient et trouvent des solutions communes. C'est là que la diplomatie intervient.

Il existe donc ce que l'on appelle la diplomatie environnementale. Concrètement, cela consiste à représenter son pays dans les négociations internationales sur l'environnement, à participer à l'élaboration d'accords entre États et à essayer de faire avancer des positions communes. Par exemple, lorsqu'une centaine de pays se réunissent pour négocier des règles de protection de la biodiversité, des objectifs climatiques ou la protection de l'océan, il faut des diplomates et des experts capables à la fois de comprendre les enjeux scientifiques et techniques et de négocier avec des pays qui n'ont pas nécessairement les mêmes intérêts ou les mêmes priorités.

Et c'est un des métiers que l'on peut exercer au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'il n'y a pas un seul métier qui permet de réunir environnement et relations internationales. On peut devenir diplomate et négocier des règles internationales et aussi contribuer à des programmes de coopération et de développement.

C'est ce que j'ai fait au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, mais aussi à la Commission européenne. Mais on peut aussi travailler sur des questions environnementales internationales au sein d'une organisation internationale, comme aux Nations Unies ou dans les institutions européennes.

On peut aussi travailler dans une agence de développement et participer à des projets très concrets, aider des États à s'adapter au changement climatique, à mieux gérer leurs ressources naturelles ou à développer des activités économiques qui ont un impact positif sur la nature. Et puis il y a les ONG qui jouent également un rôle important auprès des communautés touchées et en matière de sensibilisation et de plaidoyer.

Pour ma part, je suis entré dans cet univers par la diplomatie. Mais je côtoie aussi des collègues qui ont fait le chemin inverse. Ils étaient experts techniques, scientifiques ou juridiques d'un sujet particulier, le plastique, le climat, la pêche durable, les financements innovants, et ils se sont ensuite spécialisés dans sa dimension internationale, en travaillant comme experts ou conseillers auprès des négociateurs et des décideurs.

Donc, que l'on ait un parcours plutôt généraliste ou plutôt scientifique ou technique, il y a mille façons d'allier écologie ou environnement et relations internationales. Ce que je vous dirais, c'est qu'il faut surtout être curieux, aimer comprendre des sujets complexes, avoir envie de travailler avec des personnes de pays et de cultures différents, et être capable de chercher des compromis.

Parce qu'au fond, la diplomatie environnementale, c'est précisément cela. Faire en sorte que des pays différents travaillent ensemble pour préserver les conditions qui sont la base de notre survie et de nos économies. Ce n'est pas juste un combat parmi d'autres et c'est ce qui rend à mes yeux ces métiers particulièrement passionnants.

On travaille sur des problèmes très concrets qui nous concernent tous. C'était un épisode du répondeur de Sources Diplomatiques. Si vous avez d'autres questions sur la diplomatie ou les relations internationales, n'hésitez pas à nous appeler au 0143-178600 ou à nous envoyer un message vocal sur WhatsApp.

A très vite.

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